Concert pour l’espoir et la liberté en Syrie, le 9 novembre

« Concert pour l’espoir et la liberté en Syrie »

Vendredi 9 novembre 2018 – 19h30

En hommage aux hommes, aux femmes et aux enfants torturés et disparus dans les prisons du régime

Avec l’ensemble de « Wajd »

Ghaïss Iasser : Musique – Naziha Meftah : Chant – Khaled Roumo : Poésie

Mairie du 20e – Salle des Fêtes

Place Gambetta

Métro Ligne 3 Gambetta – BUS : 26, 60, 61, 64, 69

Prix* : 15€ – Gratuit pour les – 12 ans

Les recettes du concert sont au profit de l’association Revivre pour ses actions en faveur du peuple syrien.

Pour réserver en ligne et obtenir votre billet:

https://www.helloasso.com/associations/association-revivre

AfficheOK

 

« Pas de relations diplomatiques avec un État de barbarie »

« Pas de relations diplomatiques  avec un État de barbarie »

Pétition Syrie

Destinataire : Monsieur le Président de la République Française

Août 2018

Avec cynisme, depuis le début du mois de juillet, le régime de Bachar al-Assad publie des listes de détenus morts dans ses prisons, sorte de solde de tout compte pour achever d’accabler les familles qui conservaient encore une lueur d’espoir sur la vie de leur être cher. Nous savons que des dizaines de milliers de prisonniers – hommes et femmes, parfois très jeunes – sont morts sous la torture ou par suite des conditions inhumaines de leur détention. Le gazage des populations, les viols systématiques d’hommes et de femmes dans les prisons du régime, les destructions d’habitations, d’écoles et d’hôpitaux, l’usage d’armes prohibées comme les barils de poudre et les bombes au phosphore, sont des crimes de guerre et des crimes contre l’Humanité, aujourd’hui largement documentés par les ONG et la Commission d’enquête internationale de l’ONU. Monsieur le Président de la République, lors de la campagne pour l’élection présidentielle vous avez adressé le 16 avril 2017 au Collectif pour une Syrie Libre et Démocratique la réponse suivante :

« Bachar Al-Assad a commis des crimes de guerre contre son peuple. Son maintien au pouvoir ne peut en aucun cas être une solution pour la Syrie. Il n’y aura pas non plus de paix sans justice et donc les responsables des crimes commis, notamment des attaques chimiques, devront en répondre. La France continuera d’agir au Conseil de sécurité en ce sens, malgré l’obstruction systématique d’un des membres permanents ». Devant l’ampleur des crimes commis en Syrie par le régime Assad, la réal-politique doit s’effacer devant l’attitude de justice et d’humanité que nous devons à un peuple martyrisé.

Pas d’impunité pour Bachar al Assad et ses complices. Par respect pour les victimes, et pour l’honneur de la France, pas de relations diplomatiques avec un État de barbarie.

Détenus cage

Photo : © NAJAH ALBUKAI – Damas (Syrie) 2014, centre des renseignements militaires, branche 227 au rez-de-chaussée. Dans ce qui est appelé par les détenus «la cage», des détenus portent le corps de l’un des leurs. Date du dessin : 2015

 

Premiers signataires* : Nadia Aissaoui, Sociologue et féministe ; Yves Aubin de La Messuzière, ancien Ambassadeur de France ; Édith Bouvier, Journaliste ; François Burgat, Politologue, Aix-en-Provence ; Philippe Büttgen, Professeur de Philosophie ; Monique Cerisier-ben Guiga, Sénatrice honoraire ; Olivier Faure, Parlementaire ; Éric Favey, Président d’association ; Jacques Gaillot, Évêque émérite de Partenia ; Raphaël Glucksmann, Essayiste ; Benoît Hamon, ancien ministre ; Isabelle Hausser, Écrivain ; Joël Hubrecht, Chercheur (Justice internationale) ; Yannick Jadot, Député européen ; Annie Lahmer, Conseillère régionale ; Gérard Lauton, Universitaire ; Garance Le Caisne, Journaliste, Auteure de « Opération César, au cœur de la machine de mort syrienne » ; Agnès Levallois, Consultante ; Ziad Majed, Professeur universitaire ; Franck Mermier, Directeur de recherche au CNRS ; Michel Morzière, Militant pour les Droits Humains ; Marie Peltier, Historienne ; Ernest Pignon-Ernest, Plasticien ; Raphaël Pitti, Médecin Humanitaire, Conseiller municipal de Metz ; Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, Députée européenne ; Leïla Vignal, Maîtresse de Conférences ; Emmanuel Wallon, Professeur de sociologie politique. *

* le 14/08/2018

https://bit.ly/2MoRdIc

 

 

 

 

Revivre rejoint l’appel à la Marche « Ensemble pour la Syrie Libre »

A l’occasion du 7ème anniversaire de la révolution syrienne

Revivre rejoint l’appel à la Marche « Ensemble pour la Syrie Libre » le dimanche 18 mars 2018

Znsemble our la Syrie Libre

Les Syriens, qu’ils soient arabes, kurdes ou d’autres communautés, n’en peuvent plus d’être la chair à canon du régime et des États (Russie, Iran, Turquie, États Unis) qui font de la Syrie leur terrain de jeu.

Les Syriens ne sont plus dupes des retournements d’alliance de leurs vraisfaux amis.

Les Syriens ne sont plus dupes de ces vraiesfausses « zones de désescalade » : 774 civils tués en janvier 2018 (bilan du SNHR), plus de 1000 morts dont 230 enfants au seuil de la mi-mars 2018.

Les Syriens ne sont plus dupes de ces vraiesfausses « lignes rouges » que seraient l’utilisation des armes chimiques et le non-accès de l’aide alimentaire : les attaques au chlore continuent, la population est affamée, des enfants meurent faute de soins, notamment dans La Ghouta, en banlieue de Damas.

Les Syriens ne sont plus dupes de ces vraies-fausses négociations à Astana , Sotchi …

En mars 2011 ils sont descendus par millions, pacifiquement , dans les villes et les villages du pays, pour réclamer la liberté et la démocratie ; la Communauté Internationale en les abandonnant leur fait payer un très lourd tribut.

¨ Plus de 500.000 morts (les Nations Unies ont déclaré arrêter de compter depuis 2 ans).

¨ Des dizaines de milliers de disparus, torturés à mort dans les prisons du régime.

¨ Le viol et la torture institutionnalisés dans les prisons du régime.

¨ Un pays détruit, des millions de déplacés, des centaines de milliers d’exilés.

Est-il concevable d’engager une transition démocratique dans le cadre d’un système politique ayant à sa tête Bachar Al Assad et son clan, responsables de crimes contre l’humanité contre les civils, et d’envisager son impunité ?

Nous en appelons à la société civile française et aux responsables politiques ; qu’ils aient le courage et la lucidité de faire respecter la Résolution 2254 adoptée par le Conseil de Sécurité à l’unanimité, dont l’objet est l’application intégrale du Communiqué de Genève du 30 juin 2012, sur le fondement d’une transition politique sous contrôle de l’ONU conduite par les Syriens visant à mettre fin au conflit syrien. Cela passe par l’arrêt de toute attaque contre les civils, la libération des prisonniers politiques, le libre accès des aides humanitaires, des élections libres sous contrôle international.

Dans les zones libérées par la mobilisation de la société civile, les Syriens ont démontré leur capacité à prendre en main un avenir libre et démocratique de leur pays. Plus jamais ils n’accepteront d’être sous le joug d’une dictature, que ce soit celle d’un clan, d’un parti ou d’une religion.

Dimanche 18 Mars 2018 à 16 heures à Paris

Marche de la Place du Châtelet à la Place Edmond Michelet

Prises de parole et animations à l’arrivée

Organisations : Collectif pour une Syrie libre et démocratique (PSLD) ; Souria Houria ; REVIVRE ; Caravane Culturelle Syrienne (CCS) ; Collectif des Amis d’Alep ; Révolution syrienne en France ; La Déclaration de Damas ; Mouvement politique féminin syrien (SWPM) ; Appel Solidarité Syrie ; Memorial98 ; Syrie Moderne, Démocratique et Laïque (MDL) ; Syriens Chrétiens pour la Paix (SCP) ; Comité Syrie Europe après Alep ; ASML Syrie ; Association MEDINA ; ComSyr57 ; EUROMÉD ; Ligue des Droits de l’Homme (LDH) ; Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) ; ATTAC ; Ligue de l’Enseignement ; Solidarité Laïque ; Méditerranée heureuse ; Cosmopolitan Foundation Project (CFP) ; CEDETIM ; IPAM ; Assemblée européenne des citoyens (HCA-France) ; Union Syndicale SOLIDAIRES ; FSU (Fédération Syndicale Unitaire) ; SNESUP (Syndicat national de l’Enseignement supérieur) ; UNEF (Union nationale des étudiants de France) ; PS (Parti Socialiste) ; ENSEMBLE (Mouvement pour une Alternative de Gauche alternative et solidaire) ; EELV (Europe-Écologie-Les-Verts) ; GÉNÉRATION · S, le Mouvement ;

Personnalités : Corinne BLONDEL, chargée de recherche au CNRS ; Sophie CLUZAN, archéologue et spécialiste du patrimoine syrien ; Catherine COQUIO, Professeure de littérature à l’université Paris-Diderot ; Bernard DREANO (HCA) ; Laura Ruiz de ELVIRA CARRASCAL, Chargée de recherche à l’IRD ; Claude FISCHER-HERZORG, directrice des Entretiens Européens et Eurafricains ; José GARÇON, Journaliste ; Raphaël GLÜCKSMANN, Essayiste ; Quentin GUILLEMAIN, Pdt de CFP ; Benoît HAMON, ancien ministre ; Philippe HERZOG, ancien député européen et président fondateur de Confrontations Europe ; Joël HUBRECHT, Juriste ; Annie LAHMER, Conseillère régionale d’Île de France ; Marc LEBEAU, Archéologue, Bruxelles ; Franck MERMIER, Directeur de recherche au CNRS ; Jean-Pierre MICHEL, membre honoraire du Parlement ; Samira MOBAIED, Opposante et écrivaine syrienne, présidente de SCP ; Michel MORZIERE, Président d’honneur de Revivre ; René NATOWICZ, Professeur de Mathématiques Appliquées ; Raphaël PITTI, Médecin humanitaire ; Christine REVAULT D’ALLONNES BONNEFOY, Députée Européenne (Île-de-France, Français de l’étranger) ; Mohamad AL ROUMI, photographe, réalisateur (CCS) ; Béatrice SOULÉ, Réalisatrice ; Claude SZATAN (HCA) ; Emmanuel WALLON, Professeur de Sociologie politique à l’Université Paris Nanterre ;

Table ronde : Comment demain faire revivre la Syrie

L’Association Revivre vous invite à une table ronde

« Comment demain faire revivre la Syrie »

Samedi 18 mars 2017, de 19h à 21h

Réservation conseillée avant 16 mars 2017 : invitations@imarabe.org

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à l’Institut du Monde arabe

Salle du haut Conseil

1, rue des Fossés – Saint – Bernard

Place Mohamed V, Paris 5e

Sous le parrainage de Jack Lang, Président de l’IMA

Animée par l’écrivain Isabelle Hausser

Programme:

Processus démocratique et enjeux constitutionnels: Bassma Kodmani, Politologue, directrice de l’initiative Arab Reform

Justice transitionnelle: Joël Hubrecht, Responsable du programme justice pénale internationale et justice transitionnelle

Comment aider les victimes à (re) vivre après la  torture : Omar Guerrero, Psychologue clinicien au centre de soins Primo Levi

Faire revivre le patrimoine culturel : enjeux matériels et immatériels pour la Syrie: Sophie Cluzan, Archéologue, spécialiste de l’Orient ancien

Le défi de la remise à niveau des structures médicales: Dr Ziad Alissa, Président de l’UOSSM France

Nota: La conférence est en ligne sur le site de l’IMA : https://www.imarabe.org/fr/rencontres-debats/comment-demain-faire-revivre-la-syrie

 

Star en Syrie, réfugié à Los Angeles, l’acteur Jay Abdo repart de zéro à Hollywood

L’histoire est banale à Hollywood : un acteur au chômage vivote en livrant des pizzas avec le rêve de décrocher le rôle qui va faire de lui une star. Pour Jihad, devenu « Jay » Abdo, cette réalité a eu un goût particulièrement amer car l’homme avait été, avant la crise en Syrie, une des grandes stars du monde arabe. Grâce à des cinéastes comme Werner Herzog, l’acteur connaît un nouveau départ.
Syrian actor Jay Abdo poses in Hollywood, California, on December 22, 2016. / AFP PHOTO / VALERIE MACON

Le comédien Jay Abdo à Los Angeles en décembre 2016. © VALERIE MACON / AFP

Cet acteur syrien était l’une des plus grandes stars de cinéma du monde arabe avant que la guerre civile dans son pays ne le transforme en un réfugié anonyme parmi plus de quatre millions d’autres.

Star du petit et du grand écran dans le monde arabe

Au temps de sa splendeur, il ne pouvait déambuler dans les rues d’un quelconque pays du Moyen-Orient sans être assailli par une foule de fans. Avec 43 longs-métrages à son actif et plus d’un millier d’épisodes d’un feuilleton télévisé à l’eau de rose très populaire, il était admiré non seulement pour ses talents d’acteur mais également pour ses prises de position.

« J’avais une vie plutôt belle. Les gens m’aimaient, à l’écran et dans les émissions où je prenais la parole pour parler de culture et d’opinions », raconte à l’AFP l’acteur de 54 ans, de son vrai nom Jihad Abdo. Sa notoriété provient de la série « Bab al-Hara » (La Porte du quartier), qui  a attiré jusqu’à 50 millions de téléspectateurs par épisode.

Les foudres du régime syrien

Son périple jusqu’à Los Angeles a débuté en 2011 lorsque les tensions enflaient en Syrie dans le sillage du Printemps arabe ayant déjà emporté la Tunisie et l’Egypte. Son épouse, la peintre et avocate spécialisée dans les droits de l’homme Fadia Afashe, occupait un poste de haut rang au sein du ministère syrien de la Culture. Elle a dû fuir le régime du président Bachar al-Assad après une rencontre en France avec des opposants syriens. Elle a alors entrepris des études universitaires à Minneapolis, dans le nord des Etats-Unis.

En parallèle, l’acteur s’est lui-même attiré les foudres du régime pour avoir refusé de participer à des manifestations et à des émissions télévisées pour soutenir Assad. Mais c’est un entretien au Los Angeles Times lors d’un séjour à Beyrouth qui scelle son sort : il accuse les services secrets syriens de torturer et d’être corrompus. A son retour en Syrie, il explique avoir été menacé, avoir eu les vitres de sa voiture brisées et avoir été poussé maintes fois à présenter des excuses télévisées au président.

Aux Etats-Unis, Jihad s’appellera Jay

Avec certains amis emprisonnés ou disparus, il décide de s’enfuir en octobre 2011 pour Minneapolis. Abandonnant quasiment toute sa fortune et ses  biens. Le couple demande l’asile aux Etats-Unis et s’installe à Los Angeles, afin que l’acteur puisse trouver du travail devant les caméras. « J’ai rencontré énormément de gens qui étaient choqués parce que je m’appelle Jihad », se souvient-il, pour justifier son prénom Jay. « Ils ignoraient que c’est chrétien et que j’ai été prénommé en hommage à un avocat chrétien de Damas, un très bon ami de ma famille », déplore l’acteur.

Mais même avec un prénom moins dérangeant, il enchaîne plus d’une centaine  d’auditions infructueuses. Le couple survivait alors avec trois dollars par jour. Il lui a fallu plus d’un an pour trouver un emploi chez un fleuriste et un autre de livreur de pizzas, et gagner 300 dollars par semaine.

Nouveau départ, au côté de Nicole Kidman

C’est le réalisateur allemand Werner Herzog qui lui donne son premier rôle à Hollywood. Et quel rôle : il côtoie la star australienne Nicole Kidman. Le film « Queen of the desert », qui sort au printemps, raconte l’histoire de l’archéologue britannique Gertrude Bell et compte également à son générique James Franco et Robert Pattinson. « Toutes mes scènes sont avec Nicole. Je ne peux assez la complimenter. Elle est très gentille, extrêmement professionnelle, une femme au grand coeur, très intelligente et à l’esprit vif. Surtout, elle m’a aidé dès la première minute », souligne Jay Abdo.

Le réalisateur a expliqué avoir pris conscience de l’immense célébrité de son acteur syrien en visitant un souk à Marrakech pendant le tournage au Maroc. « Tout le monde voulait une photo avec lui. Les marchands nous ont fait moitié prix », a-t-il confié au Wall Street Journal.

Signe que la Cité des Anges aime les fins heureuses, la carrière de Jay Abdo a pris un nouveau départ : il apparaît dans la série « The Patriot » sur Amazon et dans « Bon voyage », un court-métrage du réalisateur suisse Marc Raymond Wilkins en course pour les nominations aux Oscars.

Il est aussi aux côtés de Tom Hanks dans la comédie « A Hologram for the King », sortie en début d’année. Bouleversé par l’horreur de la situation en Syrie qui n’a fait qu’empirer  depuis son exil, il ignore s’il y retournera un jour. Mais il a la conviction  qu’il n’aurait pu être en meilleur endroit. « Hollywood n’était pas mon objectif », dit-il. « Je n’ai jamais prévu de venir ici. C’est le destin qui m’y a conduit ».

3 Vidéos :

Queen of the Desert, Nicole Kidman, Jay Abdo: Durée 1 :01

https://www.youtube.com/watch?v=jNFoFVtZEbE

Jay Abdo in Father revenge movie: Durée 1:37

https://www.youtube.com/watch?v=h1NiewTkpOI

BON VOYAGE TRAILER : Durée 1 :37

https://www.youtube.com/watch?v=g1Zegdh0lsk

Article publié le 03/01/2017

http://culturebox.francetvinfo.fr/cinema/stars/star-en-syrie-brisee-par-la-guerre-l-acteurjay-abdo-repart-de-zero-a-hollywood-250821

 

 

Bonne année 2017

Avec ces enfants syriens nous vous souhaitons

une agréable et heureuse année 2017;

année de paix, de justice et de sérénité

et vous remercions de votre fidélité

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Les enfants syriens vous souhaitent une bonne année 2017

Happy New Year from Syria 2017

 

L’Injustice travestie en Justice – Hongrie 2-2

Au-delà d’Ahmed H., battons-nous pour une justice indépendante en Hongrie

6 décembre 2016 par ANDRÁS JÁMBOR
L’érection d’une clôture à la frontière afin de contenir les éventuels réfugiés de guerre, n’a pas été uniquement conçue pour « défendre la Hongrie ». Sa fonction a également été de créer un terreau favorable pour la propagande gouvernementale contre ces déplacés, de provoquer des remous, et de donner lieu au type de sentence qui a frappé Ahmed H. : dix ans de réclusion et l’interdiction définitive d’entrer sur le territoire hongrois.

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Il fallait, dit-on, condamner Ahmed H. à tout prix, car il aurait lancé des pierres sur les policiers – bien qu’il n’y ait aucune preuve que celles-ci aient atteint leur cible, dans la mesure où l’on ne voit même pas sur les enregistrements vidéo ce qu’il a envoyé dans leur direction. Ce même jour à Röszke (le 16 septembre 2015, ndt), il aurait calmé la foule selon certains, encouragé ses compagnons à franchir la frontière selon d’autres. Si l’on regarde l’histoire judiciaire hongroise, que ce soit en 2006 (année des manifestations contre le premier ministre MSzP Ferenc Gyurcsány, ndt) ou lors d’autres événements, de tels actes n’auraient en tout cas été punis que de deux ou trois années de prison avec sursis. Mais dans la mesure où Ahmed H. représente le « réfugié » tel qu’on se plait à l’imaginer, la cour a même invoqué de façon grotesque sa religion, faisant de ce jugement une décision de justice aux motivations principalement racistes. Ahmed H. a été condamné à dix ans afin de justifier la propagande gouvernementale qui cherche à marteler dans nos esprits que le danger est toujours là. En plus de la situation personnelle dramatique d’Ahmed H., l’autre problème c’est que la Justice a participé à cette campagne.

Souvenons-nous qu’avant la modification, l’année dernière, des lois par lesquelles le Fidesz a fait d’Ahmed H. un terroriste, aucun chef d’accusation en lien avec le terrorisme n’avait été retenu contre lui, comme le rappelle son avocat commis d’office. Ce dernier fut d’ailleurs brutalement révoqué en novembre de la même année et Ahmed H. dut affronter quelques heures plus tard une inculpation pour terrorisme.

Les témoins de la défense ne furent pas entendus au cours du procès. Il y eut bien des journalistes étrangers pour rappeler qu’Ahmed H. n’avait pas harangué mais au contraire calmé la foule (ce que les enregistrements vidéo montrent effectivement), ces derniers ainsi que d’autres témoins ne furent pas qualifiés comme tels par la Justice, qui préféra recourir uniquement aux témoignages des agents de police.

C’est ainsi que furent décidées les dix années de prison, quand bien même Ahmed H. et sa femme vivent légalement depuis dix ans dans l’Union européenne et que c’est pour accompagner leur famille qu’ils se sont retrouvés au poste frontalier de Röszke. Chacun de ses actes fut motivé par la volonté d’aider sa famille – dont sa mère âgée et malade – dans sa tentative d’entrer en Europe.

Si elle s’était trouvée le lendemain à la frontière hongro-croate, la famille aurait pu entrer en Hongrie, puis se rendre en Allemagne par l’Autriche, avec l’aide de l’État hongrois (après la fermeture de la frontière entre la Hongrie et la Serbie, le flux migratoire a rapidement dévié et des dizaines de milliers de migrants ont pénétré en Hongrie sans contrôle par la frontière croate, ndt).

Mais il semble que ces circonstances ne comptent pas lorsqu’il s’agit de faire un exemple. Lorsqu’il s’agit de prouver qu’il y a par chez nous des terroristes dont il faut avoir peur.
Ahmed H. a pris dix ans de prison, alors que les faits les plus graves dont il est accusé sont d’avoir parlé avec un mégaphone et lancé des pierres. György Budaházy, à qui l’on a reproché d’avoir méthodiquement organisé des actes terroristes contre l’État de droit, avait quant à lui été condamné à treize ans de réclusion. On peut penser ce que l’on veut de Budaházy, mais regardons le ratio « explosion de bombe » / « jets de pierres » : sérieusement, treize ans pour la bombe et dix pour les pierres ?

Il y a aussi l’affaire de ce médecin qui a versé de la soude sur les organes génitaux de sa maîtresse, et qui n’a été condamné qu’à quatre ans de prison. Lequel de ces crimes est le plus grave ?

On pourrait égrener les exemples encore longtemps. peut-être fallait-il condamner Ahmed H., y compris s’il était avéré qu’il eut fait tout ceci par provocation. Mais dix ans pour ce genre d’actes, ce n’est rien d’autre que l’instrumentalisation de la Justice au service de la propagande gouvernementale, et peu importe qu’elle puisse détruire la vie d’un homme.

Au-delà de la situation d’Ahmed H., le plus inquiétant est que tout ceci soit possible, sans aucune protestation de la part de la population, sans aucune indignation du côté des médias, sans aucune contestation de l’opposition, et en plus avec l’aide de la Justice.
Ce que montre ce silence, c’est qu’une propagande mensongère aussi bruyante suffit à faire de n’importe qui un terroriste. Tant que cela fait les affaires du Fidesz, elle suffit désormais pour qu’un homme se retrouve en prison.

Source :
http://hu-lala.org/ahmed-h-justice-hongrie/

 

L’Injustice travestie en Justice – Hongrie 1-2

Un Syrien condamné pour l’exemple en Hongrie ?
1 er décembre 2016
Mercredi, un homme Syrien de quarante ans a été condamné à dix ans de prison par le Tribunal de Szeged pour avoir pénétré de force en Hongrie en septembre 2015, au plus fort de la crise migratoire.

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C’est entravé aux pieds et aux poignets et serré de près par des policiers anti-terroristes encagoulés qu’Ahmad H. a écouté le verdict. Après quatorze mois de détention préventive, il a écopé de dix années de prison. Deux chefs d’accusation ont été retenus contre lui : franchissement illégal de la frontière et jets de projectiles sur les forces de l’ordre. Des « actes de terrorisme » pour lesquels il encourait la prison à perpétuité. Faute de preuves solides contre lui, la Justice hongroise lui a infligé la peine minimale prévue par le Code pénal. La Défense a fait appel de ce jugement rendu en première instance…tout comme le Procureur de la République.

Le 15 septembre 2015, le gouvernement de Viktor Orban avait fait sceller sa frontière avec la Serbie pour bloquer le flux des migrants sur la « Route des Balkans ». Une foule s’était amassée le long des barbelés dans les heures suivantes. Quelques dizaines d’hommes s’en étaient pris aux forces de l’ordre en lançant des projectiles en leur direction, échaudés par la tension latente et par des déclarations de la chancelière allemande Angela Merkel interprétées trop rapidement comme des laisser-passer. Retranchées de l’ordre de l’autre côté de la barrière, celles-ci avaient répliqué avec des gaz lacrymogène et des canons à eau, blessant légèrement une centaine de personnes. Dans la confusion, plusieurs dizaines de personnes avaient réussi à pénétrer sur le territoire hongrois, dont Ahmad. Il sera arrêté plusieurs jours plus tard à Budapest, en possession des passeports de ses proches, ce qui sera abondamment présenté dans la presse pro-gouvernementale comme la preuve que la police tient un terroriste.

Vidéo : The Battle of Röszke: https://vimeo.com/140042206

Pour les organisations d’aide aux réfugiés qui soutiennent l’accusé (AI, Comité Helsinki, Migszol), la sévérité du jugement dépasse l’entendement. Le sort de ce père de famille apparait d’autant plus cruel qu’il n’était lui-même pas clandestin, mais résident à Chypre et donc en possession de documents qui lui permettaient de voyager librement et en toute légalité dans l’espace Schengen. C’est en effet pour aider ses parents âgés et d’autres membres de sa famille fuyant la Syrie en guerre qu’il les avait rejoints sur la « Route des Balkans », comme le relate Amnesty International :

« Tandis que ses parents, qui sont âgés, se lançaient dans le périlleux voyage qui les amèneraient jusqu’en Turquie avec son frère, sa belle-sœur, ses nièces et ses neveux, Ahmed prenait ses dispositions afin de mettre sa vie entre parenthèses et les aider à atteindre un lieu sûr en Europe. Sa connaissance de l’anglais et du grec, ainsi que son statut de résident de l’Union européenne aideraient, pensait-il, à faciliter leur périple. »

La Justice a-t-elle voulu faire un exemple ? Plus d’un an après la fermeture de sa frontière et deux mois après l’échec de son référendum pour s’opposer aux quotas de migrants de la Commission européenne, le gouvernement hongrois continue à faire du « péril migratoire » un enjeu électoral. La pression risque d’être maximale sur lui pour la libération d’Ahmad H.. Le verdict a en effet été énoncé en présence de l’ambassadeur de Chypre, d’un représentant de l’Ambassade des États-Unis et d’Amnesty International.

Source :

http://hu-lala.org/syrien-condamne-terrorisme-hongrie/

Œuvrons pour l’utile, donnons de l’espérance à ceux qui en ont besoin

En 2015, Revivre a financé l’envoi en Syrie d’un container de couvertures, vêtements et surtout de matériel médical. voir photos ci-dessous

Cette opération initiée par Sakher et Hassan a été efficacement relayée, notamment, par les amis médecins de Revivre. Ghazwan Adi, administrateur de Revivre, et son confrère Majid Turfa, tous deux membres de l’association Nama, ont obtenu un important don en machines à dialyse de la part de la clinique d’Aulnay-sous-Bois. Ces machines pour l’épuration, puis la réinjection du sang, destinées  à un centre médical en Syrie qui prend en charge l’insuffisance rénale sont un  équipement dont étaient privés les malades des régions libérées de l’emprise du régime et de celle Daech.

Un autre don a été aussi particulièrement salutaire: celui fait par la société Hartmann, un des leaders européens des produits pour les professionnels de santé et l’hygiène.

Les relais locaux de cette opération nous ont fait parvenir de nouvelles photos: elles montrent les séances de dialyse.

Revivre renouvelle ses remerciements à ces généreux donateurs. Elle rend hommage également à l’ensemble des bénévoles civils dont ceux de l’association Shafak qui agissent sur le terrain au risque de leur vie. Grâce à l’engagement et la mobilisation de toutes les personnes de bonne volonté qui ont organisé la collecte, géré la logistique puis suivi sa distribution sur le terrain, cette opération a été un succès. Deux nouveaux containers ont été envoyés en Syrie en mars puis, dernièrement, en novembre de cette année.

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Revivre: Appel aux dons – 2016 + Bulletin de soutien

Le peuple syrien est martyrisé, il a besoin de notre humanité

Chers amis, chers adhérents et donateurs de Revivre.

Il n’est pas dans nos pratiques de vous envoyer de superbes brochures en quadrichromie  accompagnées de cadeaux gadgets pour susciter votre générosité . Nos frais de gestion ont représenté en 2015 , 4 % du budget de l’association , notre objectif a toujours été de consacrer la quasi totalité de vos dons et cotisations à nos actions.

En complément  de l’accueil et l’aide aux réfugiés  primo-arrivants syriens à notre Permanence (771 personnes reçues les 6 premiers mois de l’année), nous vous proposons de nous accompagner sur 2 actions.

  • Aide à l’hébergement des réfugiés syriens.

Nous avons deux dispositifs d’aide à l’hébergement :

Un dispositif de recherche d’hébergement d’urgence provisoire destiné aux demandeurs d’asile en attente de CADA (Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile) a permis à 78 personnes d’être hébergées depuis le début de l’année 2016 dans des familles et foyers , une salariée est affectée à cette mission .

Un dispositif d’aide à la location pour les réfugiés statutaires. Ce dispositif est en partenariat avec deux associations (GAS /SNL) agrées pour signer des baux de loyers glissants . Notre dispositif monte régulièrement en puissance il accompagne maintenant 27 personnes dans 13 logements sur une base moyenne d’un engagement pour Revivre de 150 € par personne/mois durant deux ans.

  • Aide humanitaire en Syrie.

Avec l’association Médina qui a depuis des années l’expertise d’aide en zones de guerre ,Revivre  a décidé de participer à un programme de kit de survie alimentaire d’un montant de 10 000 € (un KIT de 27 €  assure la nourriture de 10 personnes durant 1 mois). Nous  contribuons par ailleurs avec Médina  sur la base de  5 000 € aux salaires  de l’équipe soignante d’une maternité à Alep en reconstruction suite à un bombardement il y a un mois.

Pour participer à ces actions vous pouvez envoyer vos dons, qui donneront lieu à un reçu fiscal, avec le bordereau ci-après ou par règlement électronique sécurisé sur le site :

http://hopeclic.org/revivre-association-loi-1901/

Merci par avance pour votre solidarité, le peuple syrien est martyrisé, transmettons lui un peu d’Humanité.

La Présidente de Revivre

Florence Goslan

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Comité de parrainage de Revivre : Edith BOUVIER (Journaliste), Jean-Pierre BRARD,(ancien député) Khémais CHAMMARI (Militant des Droits de l’Homme), Daniel COHN BENDIT (Ancien Député européen),Daniel Bensaid (philosophe) Eyad EL SARRAJ (Militant des Droits de l’Homme), Hélène FLAUTRE (Ancienne Députée européenne), Isabelle HAUSSER (Ecrivaine), Georges LABICA (Philosophe), Jack LANG (ancien Ministre, Pdt. de l’IMA), Garance LE CAISNE (Journaliste), Farouk MARDAM BEY (Editeur), Michel ROCARD (ancien Premier Ministre),Marie SEURAT,  Bernard STASI (ancien Ministre, Jean-François VOGUET (ancien sénateur.)

Adresse du siège : Maison du Citoyen et de la Vie Associative

16, rue du Révérend-Père Lucien Aubry – 94120  Fontenay sous Bois

Association régie par la loi 1901(déclaration JO 1094-18 septembre 2004)