Bonne année 2017

Avec ces enfants syriens nous vous souhaitons

une agréable et heureuse année 2017;

année de paix, de justice et de sérénité

et vous remercions de votre fidélité

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Les enfants syriens vous souhaitent une bonne année 2017

Happy New Year from Syria 2017

 

AI – France, vidéo : Les réfugiés, voir pour comprendre

Qui sont les réfugié-e-s ? Pourquoi quittent-ils/elles leur pays? Quels sont leurs droits? Comment vivent les réfugié-e-s ? Pour faire le tour de la question, Amnesty International vous propose des éléments pour comprendre et agir pour le respect du seul droit qui reste quand tous les autres sont bafoués : le droit d’asile.
Protéger les personnes qui sont obligées de quitter leur pays, parfois brutalement, est une obligation. Aucun Etat ne peut y déroger.
Le travail d’Amnesty International vise justement à rappeler ces obligations et à les faire valoir en toutes circonstances.
C’est pour cela que nous appelons les autorités à :
– respecter leur devoir de solidarité en accueillant les réfugié-e-s et en soutenant les pays qui en accueillent le plus grand nombre ;
– veiller à ce que toute personne puisse solliciter l’asile et que personne ne soit renvoyé-e dans son pays d’origine si il y a un risque d’y subir des violations de ses droits ;
– mettre en place des mécanismes de surveillance pour que les droits des réfugié-e-s soient protégés ;
– agir pour que les réfugié-e-s puissent avoir accès, sans discrimination, à un travail, à un logement, à l’éducation et à la santé.

Ce travail de pression est possible parce qu’il repose sur une opinion informée qui soutient et se mobilise avec Amnesty International pour faire respecter le droit d’asile et pour protéger les réfugié-e-s.

 Vidéo d’Amnesty France :

AmnestyFrance – Ajoutée le 6 déc. 2016

L’Injustice travestie en Justice – Hongrie 2-2

Au-delà d’Ahmed H., battons-nous pour une justice indépendante en Hongrie

6 décembre 2016 par ANDRÁS JÁMBOR
L’érection d’une clôture à la frontière afin de contenir les éventuels réfugiés de guerre, n’a pas été uniquement conçue pour « défendre la Hongrie ». Sa fonction a également été de créer un terreau favorable pour la propagande gouvernementale contre ces déplacés, de provoquer des remous, et de donner lieu au type de sentence qui a frappé Ahmed H. : dix ans de réclusion et l’interdiction définitive d’entrer sur le territoire hongrois.

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Il fallait, dit-on, condamner Ahmed H. à tout prix, car il aurait lancé des pierres sur les policiers – bien qu’il n’y ait aucune preuve que celles-ci aient atteint leur cible, dans la mesure où l’on ne voit même pas sur les enregistrements vidéo ce qu’il a envoyé dans leur direction. Ce même jour à Röszke (le 16 septembre 2015, ndt), il aurait calmé la foule selon certains, encouragé ses compagnons à franchir la frontière selon d’autres. Si l’on regarde l’histoire judiciaire hongroise, que ce soit en 2006 (année des manifestations contre le premier ministre MSzP Ferenc Gyurcsány, ndt) ou lors d’autres événements, de tels actes n’auraient en tout cas été punis que de deux ou trois années de prison avec sursis. Mais dans la mesure où Ahmed H. représente le « réfugié » tel qu’on se plait à l’imaginer, la cour a même invoqué de façon grotesque sa religion, faisant de ce jugement une décision de justice aux motivations principalement racistes. Ahmed H. a été condamné à dix ans afin de justifier la propagande gouvernementale qui cherche à marteler dans nos esprits que le danger est toujours là. En plus de la situation personnelle dramatique d’Ahmed H., l’autre problème c’est que la Justice a participé à cette campagne.

Souvenons-nous qu’avant la modification, l’année dernière, des lois par lesquelles le Fidesz a fait d’Ahmed H. un terroriste, aucun chef d’accusation en lien avec le terrorisme n’avait été retenu contre lui, comme le rappelle son avocat commis d’office. Ce dernier fut d’ailleurs brutalement révoqué en novembre de la même année et Ahmed H. dut affronter quelques heures plus tard une inculpation pour terrorisme.

Les témoins de la défense ne furent pas entendus au cours du procès. Il y eut bien des journalistes étrangers pour rappeler qu’Ahmed H. n’avait pas harangué mais au contraire calmé la foule (ce que les enregistrements vidéo montrent effectivement), ces derniers ainsi que d’autres témoins ne furent pas qualifiés comme tels par la Justice, qui préféra recourir uniquement aux témoignages des agents de police.

C’est ainsi que furent décidées les dix années de prison, quand bien même Ahmed H. et sa femme vivent légalement depuis dix ans dans l’Union européenne et que c’est pour accompagner leur famille qu’ils se sont retrouvés au poste frontalier de Röszke. Chacun de ses actes fut motivé par la volonté d’aider sa famille – dont sa mère âgée et malade – dans sa tentative d’entrer en Europe.

Si elle s’était trouvée le lendemain à la frontière hongro-croate, la famille aurait pu entrer en Hongrie, puis se rendre en Allemagne par l’Autriche, avec l’aide de l’État hongrois (après la fermeture de la frontière entre la Hongrie et la Serbie, le flux migratoire a rapidement dévié et des dizaines de milliers de migrants ont pénétré en Hongrie sans contrôle par la frontière croate, ndt).

Mais il semble que ces circonstances ne comptent pas lorsqu’il s’agit de faire un exemple. Lorsqu’il s’agit de prouver qu’il y a par chez nous des terroristes dont il faut avoir peur.
Ahmed H. a pris dix ans de prison, alors que les faits les plus graves dont il est accusé sont d’avoir parlé avec un mégaphone et lancé des pierres. György Budaházy, à qui l’on a reproché d’avoir méthodiquement organisé des actes terroristes contre l’État de droit, avait quant à lui été condamné à treize ans de réclusion. On peut penser ce que l’on veut de Budaházy, mais regardons le ratio « explosion de bombe » / « jets de pierres » : sérieusement, treize ans pour la bombe et dix pour les pierres ?

Il y a aussi l’affaire de ce médecin qui a versé de la soude sur les organes génitaux de sa maîtresse, et qui n’a été condamné qu’à quatre ans de prison. Lequel de ces crimes est le plus grave ?

On pourrait égrener les exemples encore longtemps. peut-être fallait-il condamner Ahmed H., y compris s’il était avéré qu’il eut fait tout ceci par provocation. Mais dix ans pour ce genre d’actes, ce n’est rien d’autre que l’instrumentalisation de la Justice au service de la propagande gouvernementale, et peu importe qu’elle puisse détruire la vie d’un homme.

Au-delà de la situation d’Ahmed H., le plus inquiétant est que tout ceci soit possible, sans aucune protestation de la part de la population, sans aucune indignation du côté des médias, sans aucune contestation de l’opposition, et en plus avec l’aide de la Justice.
Ce que montre ce silence, c’est qu’une propagande mensongère aussi bruyante suffit à faire de n’importe qui un terroriste. Tant que cela fait les affaires du Fidesz, elle suffit désormais pour qu’un homme se retrouve en prison.

Source :
http://hu-lala.org/ahmed-h-justice-hongrie/

 

L’Injustice travestie en Justice – Hongrie 1-2

Un Syrien condamné pour l’exemple en Hongrie ?
1 er décembre 2016
Mercredi, un homme Syrien de quarante ans a été condamné à dix ans de prison par le Tribunal de Szeged pour avoir pénétré de force en Hongrie en septembre 2015, au plus fort de la crise migratoire.

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C’est entravé aux pieds et aux poignets et serré de près par des policiers anti-terroristes encagoulés qu’Ahmad H. a écouté le verdict. Après quatorze mois de détention préventive, il a écopé de dix années de prison. Deux chefs d’accusation ont été retenus contre lui : franchissement illégal de la frontière et jets de projectiles sur les forces de l’ordre. Des « actes de terrorisme » pour lesquels il encourait la prison à perpétuité. Faute de preuves solides contre lui, la Justice hongroise lui a infligé la peine minimale prévue par le Code pénal. La Défense a fait appel de ce jugement rendu en première instance…tout comme le Procureur de la République.

Le 15 septembre 2015, le gouvernement de Viktor Orban avait fait sceller sa frontière avec la Serbie pour bloquer le flux des migrants sur la « Route des Balkans ». Une foule s’était amassée le long des barbelés dans les heures suivantes. Quelques dizaines d’hommes s’en étaient pris aux forces de l’ordre en lançant des projectiles en leur direction, échaudés par la tension latente et par des déclarations de la chancelière allemande Angela Merkel interprétées trop rapidement comme des laisser-passer. Retranchées de l’ordre de l’autre côté de la barrière, celles-ci avaient répliqué avec des gaz lacrymogène et des canons à eau, blessant légèrement une centaine de personnes. Dans la confusion, plusieurs dizaines de personnes avaient réussi à pénétrer sur le territoire hongrois, dont Ahmad. Il sera arrêté plusieurs jours plus tard à Budapest, en possession des passeports de ses proches, ce qui sera abondamment présenté dans la presse pro-gouvernementale comme la preuve que la police tient un terroriste.

Vidéo : The Battle of Röszke: https://vimeo.com/140042206

Pour les organisations d’aide aux réfugiés qui soutiennent l’accusé (AI, Comité Helsinki, Migszol), la sévérité du jugement dépasse l’entendement. Le sort de ce père de famille apparait d’autant plus cruel qu’il n’était lui-même pas clandestin, mais résident à Chypre et donc en possession de documents qui lui permettaient de voyager librement et en toute légalité dans l’espace Schengen. C’est en effet pour aider ses parents âgés et d’autres membres de sa famille fuyant la Syrie en guerre qu’il les avait rejoints sur la « Route des Balkans », comme le relate Amnesty International :

« Tandis que ses parents, qui sont âgés, se lançaient dans le périlleux voyage qui les amèneraient jusqu’en Turquie avec son frère, sa belle-sœur, ses nièces et ses neveux, Ahmed prenait ses dispositions afin de mettre sa vie entre parenthèses et les aider à atteindre un lieu sûr en Europe. Sa connaissance de l’anglais et du grec, ainsi que son statut de résident de l’Union européenne aideraient, pensait-il, à faciliter leur périple. »

La Justice a-t-elle voulu faire un exemple ? Plus d’un an après la fermeture de sa frontière et deux mois après l’échec de son référendum pour s’opposer aux quotas de migrants de la Commission européenne, le gouvernement hongrois continue à faire du « péril migratoire » un enjeu électoral. La pression risque d’être maximale sur lui pour la libération d’Ahmad H.. Le verdict a en effet été énoncé en présence de l’ambassadeur de Chypre, d’un représentant de l’Ambassade des États-Unis et d’Amnesty International.

Source :

http://hu-lala.org/syrien-condamne-terrorisme-hongrie/

Ils donnent leur restaurant à un couple de Syriens

Il y a 6 mois, Naziha et Robert lançaient un appel : il recherchait un candidat pour la reprise de leur restaurant « L’Etape gourmande » (à Tournus), souhaitant prendre leur retraite. Particularité : après des recherches infructueuses pour le vendre au prix demandé, ils souhaitaient dorénavant faire don ce cet établissement ! Mais avec conditions : Naziha voulait quelqu’un de sérieux, qui perpétue l’image de l’établissement, sans travail et aussi sans logement afin d’occuper l’étage.

« J’ai arrêté de compter à 150 » s’exclame Robert Kunz à propos du nombre de candidats qui se sont déclarés depuis ! Et leur choix s’est porté sur un couple de Syriens, arrivé en France il y a quelques mois dans l’Est de la France. Sur leur sérieux, Naziha Kunz n’a aucun doute : « Quand il était en Syrie, lui était organisateur de mariage; elle fera le service, et lui de la cuisine syrienne et libanaise ».

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Photo: © Thomas Borjon
Publié le 25 novembre 2016
Source :
http://www.lejsl.com/edition-de-chalon/2016/11/25/ils-donnent-leur-restaurant-a-un-couple-de-syriens

Revivre à la galerie Artistikrezo, le samedi 10 décembre

La présence de Revivre le samedi 10 décembre 2016, de 14h30 à 18h30 à la galerie Artistikrezo à l’occasion de l’exposition de l’artiste Christian Guémy (alias C215)  sur les réfugiés.

Vous êtes cordialement invités

Artistikrezo

14, rue Alexandre Dumas

Paris 11ème. Métro : Rue des boulets

Au programme :

  • Des projections de documentaires et des photos;
  • De la poésie avec la poète et réalisatrice Hala MOHAMMED;
  • Lecture d’extraits d’une pièce d’Aurélie RUBY mettant en scène des réfugiés syriens.

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Œuvrons pour l’utile, donnons de l’espérance à ceux qui en ont besoin

En 2015, Revivre a financé l’envoi en Syrie d’un container de couvertures, vêtements et surtout de matériel médical. voir photos ci-dessous

Cette opération initiée par Sakher et Hassan a été efficacement relayée, notamment, par les amis médecins de Revivre. Ghazwan Adi, administrateur de Revivre, et son confrère Majid Turfa, tous deux membres de l’association Nama, ont obtenu un important don en machines à dialyse de la part de la clinique d’Aulnay-sous-Bois. Ces machines pour l’épuration, puis la réinjection du sang, destinées  à un centre médical en Syrie qui prend en charge l’insuffisance rénale sont un  équipement dont étaient privés les malades des régions libérées de l’emprise du régime et de celle Daech.

Un autre don a été aussi particulièrement salutaire: celui fait par la société Hartmann, un des leaders européens des produits pour les professionnels de santé et l’hygiène.

Les relais locaux de cette opération nous ont fait parvenir de nouvelles photos: elles montrent les séances de dialyse.

Revivre renouvelle ses remerciements à ces généreux donateurs. Elle rend hommage également à l’ensemble des bénévoles civils dont ceux de l’association Shafak qui agissent sur le terrain au risque de leur vie. Grâce à l’engagement et la mobilisation de toutes les personnes de bonne volonté qui ont organisé la collecte, géré la logistique puis suivi sa distribution sur le terrain, cette opération a été un succès. Deux nouveaux containers ont été envoyés en Syrie en mars puis, dernièrement, en novembre de cette année.

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Revivre: Appel aux dons – 2016 + Bulletin de soutien

Le peuple syrien est martyrisé, il a besoin de notre humanité

Chers amis, chers adhérents et donateurs de Revivre.

Il n’est pas dans nos pratiques de vous envoyer de superbes brochures en quadrichromie  accompagnées de cadeaux gadgets pour susciter votre générosité . Nos frais de gestion ont représenté en 2015 , 4 % du budget de l’association , notre objectif a toujours été de consacrer la quasi totalité de vos dons et cotisations à nos actions.

En complément  de l’accueil et l’aide aux réfugiés  primo-arrivants syriens à notre Permanence (771 personnes reçues les 6 premiers mois de l’année), nous vous proposons de nous accompagner sur 2 actions.

  • Aide à l’hébergement des réfugiés syriens.

Nous avons deux dispositifs d’aide à l’hébergement :

Un dispositif de recherche d’hébergement d’urgence provisoire destiné aux demandeurs d’asile en attente de CADA (Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile) a permis à 78 personnes d’être hébergées depuis le début de l’année 2016 dans des familles et foyers , une salariée est affectée à cette mission .

Un dispositif d’aide à la location pour les réfugiés statutaires. Ce dispositif est en partenariat avec deux associations (GAS /SNL) agrées pour signer des baux de loyers glissants . Notre dispositif monte régulièrement en puissance il accompagne maintenant 27 personnes dans 13 logements sur une base moyenne d’un engagement pour Revivre de 150 € par personne/mois durant deux ans.

  • Aide humanitaire en Syrie.

Avec l’association Médina qui a depuis des années l’expertise d’aide en zones de guerre ,Revivre  a décidé de participer à un programme de kit de survie alimentaire d’un montant de 10 000 € (un KIT de 27 €  assure la nourriture de 10 personnes durant 1 mois). Nous  contribuons par ailleurs avec Médina  sur la base de  5 000 € aux salaires  de l’équipe soignante d’une maternité à Alep en reconstruction suite à un bombardement il y a un mois.

Pour participer à ces actions vous pouvez envoyer vos dons, qui donneront lieu à un reçu fiscal, avec le bordereau ci-après ou par règlement électronique sécurisé sur le site :

http://hopeclic.org/revivre-association-loi-1901/

Merci par avance pour votre solidarité, le peuple syrien est martyrisé, transmettons lui un peu d’Humanité.

La Présidente de Revivre

Florence Goslan

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Comité de parrainage de Revivre : Edith BOUVIER (Journaliste), Jean-Pierre BRARD,(ancien député) Khémais CHAMMARI (Militant des Droits de l’Homme), Daniel COHN BENDIT (Ancien Député européen),Daniel Bensaid (philosophe) Eyad EL SARRAJ (Militant des Droits de l’Homme), Hélène FLAUTRE (Ancienne Députée européenne), Isabelle HAUSSER (Ecrivaine), Georges LABICA (Philosophe), Jack LANG (ancien Ministre, Pdt. de l’IMA), Garance LE CAISNE (Journaliste), Farouk MARDAM BEY (Editeur), Michel ROCARD (ancien Premier Ministre),Marie SEURAT,  Bernard STASI (ancien Ministre, Jean-François VOGUET (ancien sénateur.)

Adresse du siège : Maison du Citoyen et de la Vie Associative

16, rue du Révérend-Père Lucien Aubry – 94120  Fontenay sous Bois

Association régie par la loi 1901(déclaration JO 1094-18 septembre 2004)

Notre prochain rendez-vous : Dimanche 20 novembre 2016

A l’occasion de la quinzaine de la solidarité internationale

L’association Revivre et Musiques au Comptoir

Vous invitent

Dimanche 20 novembre 2016

à une Journée syrienne à partir du 11h30

« Changeons de regard sur l’Autre »

« Exil et culture »

Au Comptoir de la Halle Roublot

95, rue Roublot – 94120 Fontenay-sous-Bois

Programme détaillé dans l’affiche

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La Suède connaît un regain économique inattendu

Les économistes suédois n’en reviennent pas : ils ont dû revoir en urgence leurs modèles pour tenter de comprendre ce qu’il se passait avec leur pays.

18-fevier-2016

8 février 2016, Tylosand, Suède. Des enfants réfugiés venus d’Iraq jouent devant une maison qu’ils habitent temporairement en Suède. © Getty / David Ramos

La Suède connaît un boom économique inattendu. Les économistes suédois n’en reviennent pas : ils ont dû revoir en urgence leurs modèles pour tenter de comprendre ce qu’il se passait avec leur pays. Imaginez : au quatrième trimestre 2015, c’est-à-dire l’hiver dernier, la Suède a connu un taux de croissance de 4,5%.

Il a fallu revoir toutes les statistiques et toutes les prévisions. Pour vous donner une petite idée : 4,5%, c’est un taux de croissance asiatique ! La France se traîne péniblement avec une progression de 1,5% du PIB, et c’est plus du double de la croissance allemande.

Il a bien fallu trouver une explication. Les économistes distingués du royaume se sont réunis en congrès, ont passé des jours entiers à trifouiller les statistiques et, enfin, après des heures de discussions et de controverses, ils sont arrivé à un consensus scandinave.

La dynamique des migrants

La raison de cette croissance aussi époustouflante que soudaine tient en un mot : les migrants. La Suède est, en proportion, le pays d’Europe qui, en 2014 et 2015, a accueilli le plus de réfugiés en Europe : 160 000 personnes pour 9,5 millions d’habitants.

Pour faire face, le gouvernement suédois a dû immédiatement dépenser des sommes très importantes, pour nourrir, loger, vêtir… bref accueillir tous ces gens.

Et puis les commerçants et les hôteliers ont adoré ces commandes d’Etat payées rubis sur l’ongle, et toute l’année en plus. Ensuite, il a fallu penser à ses choses plus pérennes : d’où des plans d’investissements sur plusieurs années : logement, écoles, routes…

Or, on le sait, quand le bâtiment va, tout va ! Et en plus ces boulots ne sont pas délocalisables. Ensuite, il y a les migrants eux-mêmes. Que fait un réfugié quand il arrive en Suède ? Il achète un sandwich – et bing de la TVA – ou une doudoune – re-bing de la TVA.

Et ensuite, que fait-il ? Il cherche du boulot : ça tombe bien, le BTP en a du boulot, grâce aux commandes d’Etat de tout à l’heure – et en plus du boulot que les Suédois n’aiment pas trop faire.

Tout à coup, les entreprises qui n’arrivaient pas à recruter parce que le travail qu’elles proposaient étaient trop dur, se mettent à tourner à plein régime. Et voilà comment la générosité suédoise est devenue en moins d’un an la recette de sa richesse.

 

A écouter aussi la deuxième partie de l’émission aussi (3 :56 mm) sur le lien, source: 

https://www.franceinter.fr/emissions/les-histoires-du-monde/les-histoires-du-monde-10-octobre-2016