Campagne de dons en faveur des syriens de Palmyre récemment déplacés

Après avoir vécu sous le joug des barbares de Daech,  525 familles ont fuit dernièrement Palmyre pour échapper aux exactions des forces du régime. Elles se sont déplacées pour  trouver un refuge et sont actuellement dispersées dans 10 villes du nord de la Syrie. 227 familles vivent sous des tentes, au sud de la Syrie à la frontière jordanienne.

Sachant que la composition moyenne d’une famille syrienne est d’environ 5 personnes (grands-parents, adultes et enfants), on devine l’ampleur du désastre et l’urgente nécessité de leur porter secours.

Devant ce drame humanitaire, Revivre déploie tous ses efforts pour tenter de soulager leurs souffrances et lance une campagne de dons en faveur de ces populations  elle en appelle à votre générosité pour soutenir financièrement notre action.

Merci de votre solidarité

Note rajoutée à la publication: Nouvelles statistiques : Le nombre des familles déplacées de Palmyre depuis 1 mois =  2002 familles

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Mode de paiement :

  • Chèque à l’ordre de « l’Association REVIVRE », à préciser au dos du chèque « Don déplacés de Palmyre »
  • Virement bancaire: à préciser lors de votre virement: « Don déplacés de Palmyre »
  • Banque BRED

Code : 10107 – Agence : 00234 – Compte n° : 00 624 005 432 – Clé : 30

Coupon ci après à compléter et à retourner à: 

Association Revivre

Maison du Citoyen et de la Vie Associative

16 rue du Révérend-Père Lucien Aubry 94120 Fontenay-sous-Bois

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Rappel : Vos dons vous donnent droit à une réduction annuelle d’impôt sur le revenu à hauteur de 66% de leurs montants, dans la double limite de 20% du revenu imposable et de 15 000 € de dons par foyer fiscal.

Camp-Don avril déplacés Palmyre

Soirée Revivre 18 fév. dans le cadre du festival Péril(s) – Confluences

Rencontre artistique autour d’un repas syrien

Jeudi 18 février 2016. à 20h

Confluences : 190 Boulevard de Charonne 75020 Paris

Métro ligne 2 – station Philippe Auguste ou Alexandre Dumas

[P.A.F : 15 € repas inclus]

Lecture + chant + projection + rencontre + repas

« Syrie, un pays en exil »
Programme
20h : LECTURE DE POÈMES  écrits et interprétés par Omar Youssef Souleimane, jeune écrivain et poète syrien, exilé en France, accompagné par Léopoldine HH à l’accordéon et à la voix.

(Nous n’avons plus le temps, Je ne peux pas venir, La mort loin de la mort, Miroir d’une guerre cachée, Festival dans l’obscurité de mon cœur)

VIDÉO-POÈME : Je ne suis personne, réalisation d’Elvina Attali – 2013, 8 min

Court métrage d’exil qui mélange poésie, dessins et peinture. Je ne suis personne revient sur une enfance syrienne, sur les rues d’un village, sur un vieux film de vacances tranché d’images rouges, haché de séquences de guerre, taché de bruits et de poussière. Même s’il marche debout, un exilé rêve à l’envers.
21h : REPAS

Cette rencontre artistique sera suivie d’un repas d’assortiments traditionnels syriens, (réalisé par Ghayss et Douaa réfugiés accueillis à Confluences depuis novembre 2015). A cette occasion, artistes, publics et membres de l’association Revivre pourront échanger librement.

périls confluences

L’association Revivre aide depuis 2004 les anciens prisonniers politiques syriens. À partir de 2011, l’association élargit son champ d’activité au soutien aux victimes des violations des droits de l’Homme en Syrie (réfugiés, détenus et familles sinistrées).

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Confluences : http://confluences.jimdo.com/

FB : https://www.facebook.com/CONFLUENCES-115852535182187/?fref=ts

Événements : https://www.facebook.com/events/1668903410064010/

La France a accepté 27 % de réfugiés de plus en 2015

Par Maryline Baumard

Alors que l’Allemagne a dépassé le million de demandeurs d’asile en 2015, la France a connu, elle, une hausse bien plus faible. L’année dernière, 79 100 migrants ont choisi de déposer une requête de protection dans l’Hexagone, alors qu’ils avaient été 64 800 en 2014, selon les premières données complètes communiquées par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) pour l’année écoulée.

Cette augmentation de 22 % du nombre de demandeurs a abouti en fait à une hausse de 30 % du nombre de nouveaux réfugiés en un an, la France ayant été plus généreuse dans l’octroi de l’asile qu’en 2014. Ainsi, 31,5 % des migrants qui ont déposé un dossier ont été reconnus comme pouvant bénéficier de la Convention de Genève ou de la protection subsidiaire, les deux formes de protections qu’offre la France.

Alors que la tradition française voulait que, généralement, l’OFPRA rejette le dossier et que celui-ci soit finalement reconnu valide par la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), en 2015, la machine s’est inversée.

L’OFPRA a plus protégé que l’instance administrative d’appel qu’est la CNDA, délivrant 24 % des statuts de réfugié, contre 7,5 % pour la CNDA. Cette nouvelle approche a permis de protéger 26 700 personnes en 2015, contre 21 000 l’année précédente, soit une augmentation de 27 %.

10 000 Syriens depuis le début du conflit

La nationalité des demandeurs n’est pas étrangère à cette hausse de la délivrance du statut. Pour la première fois en France, les Syriens arrivent en tête, et ils obtiennent quasiment tous la protection.

« Ils ont été plus de 5 000 à choisir la France cette année », relève Pascal Brice, le directeur général de l’OFPRA. « Si l’on compte en cumulé, cela fait plus de 10 000 Syriens demandeurs qui ont bénéficié de la protection de la France depuis le début du conflit en 2011», ajoute-t-il.

Suivent les Soudanais, dont le nombre avoisine aussi les 5 000 et les Irakiens avec un record de 2 100. Ces deux nationalités sont très présentes dans la jungle de Calais, où ont été menées des opérations spéciales pour inciter à demander l’asile.

En ce début d’année, le nombre d’arrivées d’Afghans est pourtant en train de dépasser celui des Syriens. Ce qui fait dire à M. Brice que « si 2015 est l’année des Syriens, 2016 risque d’être celle des Afghans ». Or, ces derniers se voient distribuer un peu moins généreusement le statut de réfugiés.

Toutes ces données sont les premières portant sur l’année 2015 dans son intégralité : le bilan annuel de l’OFPRA permettra d’affiner ces premiers éléments.

Il reste à noter que la montée en puissance s’est faite doucement sur l’année. En effet, les deux premiers trimestres de 2015 ne permettaient pas d’anticiper la hausse survenue durant les derniers mois de l’année.

Source : Le Monde  | 12.01.2016

http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2016/01/12/la-france-a-accepte-27-de-refugies-de-plus-en-2015_4845698_1654200.html

Rassemblement pour les enfants syriens le 16 janvier

4 heures pour 4 millions d’enfants syriens privés d’école

Rassemblement à Paris, samedi 16 Janvier 2016 

de 15 h à 19 h

Devant la Fontaine des Innocents – Place Joachim du Bellay – Métro les Halles – Paris

PH NON À UNE GÉNÉRATION PERDUE D’ENFANTS SYRIENS

« NON À UNE GÉNÉRATION PERDUE D’ENFANTS SYRIENS »

Le calvaire que vit le peuple syrien va, dans quelques semaines, entrer dans sa sixième année, avec chaque jour son cortège de souffrances.

Persécutés par le régime de Bachar Al-Assad et depuis deux ans par Daech, les Syriens avec plus de 250 000 victimes, dont des dizaines de milliers de morts sous la torture dans les prisons du régime, des dizaines de milliers de disparus, payent un très lourd tribut à leur exigence du droit à la liberté et à la démocratie.

Dans ce pays en proie à la guerre, qui a déplacé 7 millions de personnes à l’intérieur du pays et contraint plus de 4 millions à se réfugier à l’étranger sur un total de 23 millions d’habitants, les plus affectés de tous sont les enfants.

4 millions d’enfants sont sortis du système scolaire, dont près d’un million dans les camps de réfugiés à l’étranger.

Cette situation va laisser pour toute une génération de profondes cicatrices. En Syrie, les écoles qui devraient être des lieux sûrs sont devenues des espaces de tous les dangers, elles sont soumises à des attaques aériennes et à des tirs de roquette. Pour l’année 2014, au moins 60 écoles ont été la cible d’attaques (UNICEF).

Alors que 18% des écoles sont entièrement détruites, d’autres sont utilisées à des fins militaires et sont de fait interdites aux enfants.

Dans les camps de réfugiés, l’infrastructure scolaire est totalement insuffisante, avec pour conséquence le recours au travail des enfants. On estime qu’un enfant réfugié syrien sur 10 travaille. En Jordanie, près d’une famille de réfugiés sur deux avoue être dépendante des revenus de ses enfants.

L’avenir de millions d’enfants syriens est en jeu. Rappelons que le droit à l’éducation est établi en vertu de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE). Il faut en finir avec la dévastation des infrastructures scolaires en Syrie. Elles doivent être déclarées « zone de paix » et protégées comme telles.

La communauté internationale et les organisations donatrices doivent s’impliquer fortement dans l’éducation des enfants syriens.

Nous disons « OUI » à l’avenir d’une Syrie libre et démocratique en nous mobilisant pour la protection et la scolarisation des enfants syriens.

Nous disons « NON » à une génération perdue d’enfants syriens .

Appellent au rassemblement : Collectif pour une Syrie Libre et Démocratique – Comité de Coordination de Paris de soutien à la Révolution syrienne – Conseil National Kurde syrien – Déclaration de Damas – Souria Houria – Ila Souria – Union syndicale Solidaires – Appel Solidarité Syrie – Mémorial 98 – EE les Verts – Cham’s – PS – MRAP – ATTAC – Syrie MDL – Revivre – La Vague Blanche – ACAT – LDH – Mouvement du 15 mars – CEDETIM/IPAM – REMDH – MEDINA – Solidarité Laïque – UNEF-FSU – La Fondation Copernic – Ensemble – Ligue de l’ Enseignement – NPA – CCFD-Terre Solidaire – Appel d’Avignon – REF – SNESUP- FSU- Collectif des amis d’Alep – La Voix de l’ Enfant. FIDH-

 

Entretien avec le Président d’Honneur de Revivre

Michel Morzière, une passerelle pour les réfugiés syriens

Ingénieur de métier, Michel Morzière se consacre depuis plus de dix ans, via son association « Revivre », à l’aide aux anciens prisonniers d’opinion en Syrie et plus récemment à l’accueil des réfugiés syriens. Ancien membre du conseil d’administration du Centre Primo Levi, il continue à travailler de pair avec l’association et imagine des missions communes de formation « quand la Syrie aura retrouvé la paix »…

Michel-Morzière

Comment en êtes-vous venu à vous engager en faveur des anciens prisonniers politiques syriens ?

J’ai toujours été un militant des droits deComment en êtes-vous venu à vous engager en faveur des anciens prisonniers politiques syriens ? l’homme. J’ai été pendant longtemps engagé dans un groupe d’Amnesty International, puis j’ai rejoint le siège à ma retraite. Mon épouse faisait partie de la coordination Syrie-Liban et moi de celle qu’on appelle « Israël – Territoires occupés – Autorité palestinienne ». Il se trouve que nous avons reçu chez nous pendant quelques jours un couple de réfugiés syriens qui était très connu de la diaspora syrienne. C’est après cette rencontre et toutes celles qui ont suivi qu’est née l’idée de monter une association pour venir en aide aux anciens prisonniers politiques syriens et à leur famille.

C’est donc à ce moment-là que vous avez créé l’association « Revivre » ?

Tout à fait. C’était en 2004. L’association est en fait née de l’émanation de Syriens opposés au régime d’Hafez al-Assad réfugiés en France et de militants d’Amnesty International dont nous faisions partie.

Nous avons commencé à aider d’anciens prisonniers d’opinion restés en Syrie, si possible en allant là-bas, que ce soit dans les démarches de visa auprès de l’Ambassade, dans l’achat de billets d’avion ou encore le financement de radiographies (à défaut de pouvoir financer des traitements médicaux complets).

Et depuis le début de la guerre en Syrie, comment faites-vous pour continuer à les aider ?

Evidemment, à partir de la révolution syrienne en 2011, il n’était plus question d’aller sur place. Nous nous sommes donc concentrés sur l’accueil de ceux qui arrivaient jusqu’ici, qui en général se retrouvent sans repères, sans toit ni connaissance de la langue. Autant la plupart des réfugiés originaires d’Afrique parlent le français et connaissent les réseaux en France, autant les Syriens sont perdus ici, donc il était nécessaire d’organiser leur accueil.

Grâce à un financement d’Euromed, nous avons pu mettre en place une permanence à la mairie du 20ème arrondissement de Paris ainsi qu’un ensemble de réseaux, principalement en Île-de-France mais aussi dans quelques autres régions : un premier réseau de familles qui sont prêtes à les accueillir dans l’urgence, quelques jours, et un deuxième réseau plus large pour prendre le relais. Composée de deux salariées et d’un ensemble de bénévoles, la permanence offre une aide à la fois sociale (hébergement, accès aux droits) et juridique (procédure d’asile).

D’autre part, nous avons mis en place un programme d’apprentissage du français en partenariat avec un organisme spécialisé, un programme d’accompagnement culturel (pics-nics, visites de musées…) et une enveloppe budgétaire pour les aides financières exceptionnelles.

Cela dit, nous avons réussi à maintenir aussi des projets scolaires sur place, en Syrie et en Turquie.

Quels sont vos liens avec le Centre Primo Levi ?

C’est à l’époque où j’étais encore à Amnesty International que je suis entré en contact avec le Centre Primo Levi. En tant que membre fondateur, Amnesty avait deux représentants au conseil d’administration du Centre et je m’étais proposé pour en faire partie. Depuis, nous sommes restés très proches. A une époque, nous avions le projet d’aller former ensemble des psychologues en Syrie mais nous nous sommes rendus à l’évidence que c’était irréalisable étant donné les circonstances.

En fait, le Centre Primo Levi est en quelque sorte le pendant psycho-médical de Revivre : nous orientons vers lui toutes les personnes dont nous ressentons un besoin d’être soignées, ce qui n’est pas toujours facile à faire émerger. Dernièrement, nous lui avons orienté un jeune de 23 ans qui est devenu aveugle il y a quelques mois, à la suite d’un largage de barils de plomb. Il a fui au Liban, mais comme ils n’avaient pas la possibilité de le soigner là-bas, il a voulu faire une demande de visa pour la France. Deux conditions lui ont été imposées : qu’il ait un rendez-vous aux Quinze-Vingt et qu’il paye 3000 euros ! Il a réussi à réunir les 3000 euros et arrivé en France avec un compatriote, il s’est retrouvé seul et sans aucune aide, avec seulement l’adresse de la permanence de Revivre en poche. Il a pu avoir rapidement le statut de réfugié et être hébergé chez des partenaires ; mais on vient de lui retirer l’allocation à laquelle il n’a plus droit en tant que réfugié statutaire, et à son âge il n’a pas encore droit au RSA. Pourtant il est de toute évidence encore incapable d’être autonome : il apprend seulement le braille…

Que pensez-vous du plan européen de relocalisation qui concerne en premier lieu les Syriens ?

Jusqu’à ce jour, quelques centaines de Syriens sont arrivés par ce biais en France. Malgré les quelques inconvénients de ce plan, notamment la répartition totalement arbitraire et donc les risques de séparations familiales, il s’agit de la « voie royale » pour les réfugiés : ils sont hébergés dans des centres à Paris qui se chargent de la procédure de dépôt de leur demande d’asile, puis ils sont envoyés dans un CADA, souvent en province. Ils obtiennent presque tous un statut de réfugié ou une protection subsidiaire, et ce dans des délais record. Mais ce plan n’est prévu que pour 30 000 personnes en ce qui concerne la France, or les besoins sont autrement plus importants : 800 000 sont arrivés en Europe depuis début 2015 et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés prévoit 600 000 nouvelles arrivées depuis la Turquie dans les quatre prochains mois. Selon Bruxelles, 3 millions de réfugiés syriens, irakiens et afghans arriveront d’ici fin 2017… Il y a donc nécessairement des « arrivées collatérales » qui continuent et qui continueront à avoir lieu. Et pour ceux-là, c’est beaucoup plus compliqué. Ce sont eux que nous retrouvons à notre permanence.

Comment imaginez-vous l’avenir de la Syrie et donc l’évolution de votre association ?

Je vois deux scénarios possibles. Ou bien ce conflit atroce se poursuit et des gens en situation de grande vulnérabilité continuent à arriver en France, auquel cas nous continuerons avec le Centre Primo Levi à leur servir de passerelle. Ou bien – ce qui n’est pas impossible car les grandes puissances commencent à prendre la mesure de la situation, ne serait-ce que par nécessité face à l’arrivée massive de réfugiés – on arrive à un accord de cessez-le-feu et de paix, auquel cas on organise ensemble une coordination sur place, en utilisant nos réseaux, pour soigner les traumatismes.

 

Source : http://www.primolevi.org/non-classe/michel-morziere-une-passerelle-pour-les-refugies-syriens.html

« Nous, enfants de Syrie » : une exposition solidaire

« Nous, enfants de Syrie » : une exposition solidaire

Exposition: « Nous enfants de Syrie »

Du 3 au 20 décembre 2015
Centre d’animation Reuilly
19, Rue Antoine-Julien Hénard, 75012 Paris, M° Montgallet (ligne 6)

 B Nous les enfants de Syrie Expo

Les enfants syriens ont leur mot à dire sur leur vécu. Fuyant les ravages de la guerre, réfugiés avec quelques membres de leurs familles dans un camp de fortune à Beyrouth, ils le disent avec ce qu’on leur offre : des couleurs, de la pâte à modeler, des fils de fer, des tissus… Des ateliers artistiques, conçus en fonction de leurs besoins spécifiques, les aident à dépasser leurs traumatismes et à appréhender leur nouvel environnement. Au-delà du simple témoignage sur leurs souffrances ou leurs aspirations, leurs créations rendent hommage au travail sur le terrain de personnes engagées dans le soutien, l’éducation et la transmission des valeurs d’entraide, de partage et de solidarité. L’exposition présente les dessins des enfants, leurs peintures murales collectives, leurs marionnettes en tissu, masques, objets recyclés, photographies, etc.
Partie intégrante de l’exposition, le film Nous enfants de Syrie retrace la vie dans le camp, avec les témoignages des enfants et des professeurs…
3 décembre : VERNISSAGE
18h30, le responsable du centre libanais Basmeh & Zeitooneh invité pour l’occasion présentera les œuvres exposées et parlera du travail réalisé avec les enfants réfugiés.
19h, projection film « NOUS, ENFANTS DE SYRIE » autour d’un pot amical et solidaire.
16 décembre : CONCERT
19h30, Cylsée nous entraînera sur les rives sud de la Méditerranée : chant, guitare, violon-alto, percussions.
Cette exposition est une opération solidaire, elle a pour but de soutenir le centre culturel de Besmeh & Zeitooneh à Beyrouth et les ateliers créatifs destinés à sortir les enfants de la misère du camp et de la violence de la rue. Le centre accueille 700 enfants annuellement.

Vous pouvez effectuez vos dons en toute sécurité sur la plateforme associative : Via HELLOASSO

Plus de détails sur l’expo : http://www.syriemdl.net/nous-enfants-de-syrie-une-exposition-solidaire/

Bazar de Noël à Paris en faveur des enfants syriens réfugiés

Bazar de Noël à Paris

 samedi 5 et dimanche 6 décembre 2015

Pour aider les écoliers en Syrie

de 11h à 20h

Avec : Concert du groupe Zeska le 5 Déc. à 20h30

Bazar de Noël

Organisé par : SouriaHouria سورية حرية

بازار نويل في باريس السبت 5 والأحد 6 ديسمبر/ كانون الأول / من الساعة 11 صباحاً  إلى الساعة الثامنة مساء

مع حفل موسيقي لفرقة زيسكا

لمساعدة الطلبة والمدارس في سوريا

على العنوان التالي

Adresse: GÉNÉRIQUES au 34 rue de Cîteaux, Paris 75102

Métro Faidherbe Chaligny, Ligne 8

Les enfants déscolarisés comptent parmi les victimes collatérales du drame syrien. Ils sont désormais des centaines de milliers à travers le pays à ne plus aller à l’école en raison des bombardements, de la destruction ou de l’occupation des établissements ou encore par manque d’enseignants ou de moyens.

Tous les fonds récoltés lors de ce bazar sont destinés aux enseignants et bénévoles qui organisent des classes informelles en Syrie et à l’achat de manuels et de matériel scolaire.

Pour ne pas laisser l’analphabétisme s’ajouter à la tragédie syrienne, Souria Houria organise deux journées de vente et d’animations au profit des enfants syriens déscolarisés.

Concert du groupe Zeska le 5 Déc. à 20h30

Vente de confiseries, d’artisanat oriental et d’objets de collection à tous les prix.

Buffet de spécialités syriennes

Animations, tombola, etc…

Venez nombreux pour profiter de l’occasion

Offrez cadeaux originaux en même temps qu’un geste de solidarité constructive.

Source: https://www.facebook.com/events/184503728559739/

Bac: Haytham, le jeune Syrien, espère un sujet de philo sur «la liberté»

 

Photo BERTRAND GUAY - AFP

Photo BERTRAND GUAY – AFP

«Le jour du bac, j’espère avoir un sujet sur la liberté»: le regard d’Haytham s’éclaire. Pour un lycéen matheux comme lui, la philosophie ne pèse pas lourd dans la note finale de l’examen. Mais pour un réfugié syrien, c’est une récompense.

«En Syrie, je devais réciter chaque jour par cœur des citations de Bachar, ou Hafez al-Assad, sans oublier d’ajouter +l’éternel+ devant chaque phrase», se souvient le jeune homme de 18 ans aux yeux profonds et rieurs.

Scolarisé à Paris depuis 2012, Haytham al-Aswad fait partie avec sa famille de la vague de réfugiés syriens fuyant la répression qui s’est abattue sur les opposants au régime, comme son père, enseignant de mathématiques.

«Ici, j’ai découvert la philosophie et j’ai vraiment compris ce qu’était la liberté»: comme en hommage au pays des Lumières qui leur a accordé l’asile politique, il ne se plaint jamais des multiples tracasseries rencontrées dans une France hantée par le Front national et la montée des crispations sur le problème des migrants.

En trois ans, Haytham, qui planchera à partir de mercredi sur les épreuves du baccalauréat, a dû mettre les bouchées doubles pour apprendre la langue et se mettre à niveau.

Il commence par une classe dite d’intégration «avec des Ukrainiens, des Indiens, des Coréens». Bien loin de sa ville natale de Deraa, où ont débuté les premières manifestations pro-démocratie en février 2011.

– «Nous n’avions plus peur» –

Ses talents en maths et physique le font remarquer de ses enseignants du lycée Balzac. Et en 2013, il entre en Première S.

Avec une moyenne de 19/20 en maths et 14 en philo, il vient de recevoir, avant même de passer le bac, son admission dans une prestigieuse classe préparatoire aux grandes écoles scientifiques. Son rêve: devenir chercheur ou «travailler dans l’espace».

Seul de sa famille avec son jeune frère à parler le français, il est chargé de débrouiller la plupart des problèmes du quotidien: Rendez-vous à la préfecture, abonnement EDF, auxquels s’ajoutent deux heures et demi de trajet quotidien entre son lycée et l’appartement familial en banlieue-sud.

Sur sa nouvelle vie, il s’enthousiasme de faits minuscules mais symboliques: «Ici, on élit le délégué de classe. En Syrie, il est choisi par le prof et il devient l’espion, celui qui dénonce». «Ici, on apprend à comprendre, là-bas il fallait juste apprendre par cœur».

De Deraa lui manquent sa maison, occupée par la police, son citronnier, et sa «vie d’avant». Ses amis surtout: Les vivants et les morts. Un de ses cousins a été tué dans un bombardement. «J’ai longtemps pensé que cette guerre allait finir, maintenant je n’ai plus d’espoir que cela se termine bientôt», se désole-t-il.

La première fois qu’Haytham a participé à une manifestation, le 18 mars 2011, les gens de Deraa protestaient contre la mort de deux garçons du même âge que lui, accusés par la police d’avoir écrit «Liberté, Bachar dégage, Syrie Libre» sur le mur d’une école.

«J’avais 15 ans, ma mère ne voulait pas que je manifeste, mais j’y allais quand même», dit-il. «A l’époque, nous pensions que notre pays allait se libérer, nous n’avions plus peur».

– «Manipulés par la propagande» –

Son père, recherché pour son militantisme, a dû fuir, d’abord en Jordanie. Puis en France. Sa mère a alors été inquiétée par la police. S’en est sortie en jurant qu’elle avait divorcé. «Ils ne pouvaient pas vérifier, les archives du palais de justice avaient brûlé», sourit Haytham. Puis la famille a rejoint le père.

Aujourd’hui, le jeune Syrien regarde ébahi les adolescents occidentaux s’engager en Syrie aux côtés du groupe Etat islamique.

«Ils sont manipulés par la propagande, c’est exactement ce que nous avons vécu en Syrie avec Bachar: on nous a répété qu’il fallait nous sacrifier, qu’on se développerait plus tard».

«C’est marrant, les dictateurs et les extrémistes (religieux, NDLR) utilisent tous la théorie du complot pour parvenir à leurs fins» relève Haytham, dont le nom en arabe signifie «petit aigle».

Même incrédulité face aux élèves qui ont contesté la minute de silence début janvier après les attentats de Paris visant Charlie Hebdo et un supermarché juif: «je connais des gens dans mon lycée qui disaient que tout cela était un mensonge», dit-il.

Haytham ne pratique pas l’islam, estime que «la religion c’est pour soi-même». Mais au lycée, il «discute avec tout le monde, surtout avec ceux qui sont avec les Frères musulmans».

«Selon le discours de Bachar qu’on nous servait en +éducation civique+, tout le monde était contre la Syrie, nous devions donc être des résistants pour défendre notre pays. Bizarrement j’entends le même discours chez certains groupes ici. Heureusement qu’ils ne sont pas au pouvoir!»

 

Source :

http://www.liberation.fr/societe/2015/06/15/bac-haytham-le-syrien-espere-un-sujet-de-philo-sur-la-liberte_1330018