L’Injustice travestie en Justice – Hongrie 1-2

Un Syrien condamné pour l’exemple en Hongrie ?
1 er décembre 2016
Mercredi, un homme Syrien de quarante ans a été condamné à dix ans de prison par le Tribunal de Szeged pour avoir pénétré de force en Hongrie en septembre 2015, au plus fort de la crise migratoire.

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C’est entravé aux pieds et aux poignets et serré de près par des policiers anti-terroristes encagoulés qu’Ahmad H. a écouté le verdict. Après quatorze mois de détention préventive, il a écopé de dix années de prison. Deux chefs d’accusation ont été retenus contre lui : franchissement illégal de la frontière et jets de projectiles sur les forces de l’ordre. Des « actes de terrorisme » pour lesquels il encourait la prison à perpétuité. Faute de preuves solides contre lui, la Justice hongroise lui a infligé la peine minimale prévue par le Code pénal. La Défense a fait appel de ce jugement rendu en première instance…tout comme le Procureur de la République.

Le 15 septembre 2015, le gouvernement de Viktor Orban avait fait sceller sa frontière avec la Serbie pour bloquer le flux des migrants sur la « Route des Balkans ». Une foule s’était amassée le long des barbelés dans les heures suivantes. Quelques dizaines d’hommes s’en étaient pris aux forces de l’ordre en lançant des projectiles en leur direction, échaudés par la tension latente et par des déclarations de la chancelière allemande Angela Merkel interprétées trop rapidement comme des laisser-passer. Retranchées de l’ordre de l’autre côté de la barrière, celles-ci avaient répliqué avec des gaz lacrymogène et des canons à eau, blessant légèrement une centaine de personnes. Dans la confusion, plusieurs dizaines de personnes avaient réussi à pénétrer sur le territoire hongrois, dont Ahmad. Il sera arrêté plusieurs jours plus tard à Budapest, en possession des passeports de ses proches, ce qui sera abondamment présenté dans la presse pro-gouvernementale comme la preuve que la police tient un terroriste.

Vidéo : The Battle of Röszke: https://vimeo.com/140042206

Pour les organisations d’aide aux réfugiés qui soutiennent l’accusé (AI, Comité Helsinki, Migszol), la sévérité du jugement dépasse l’entendement. Le sort de ce père de famille apparait d’autant plus cruel qu’il n’était lui-même pas clandestin, mais résident à Chypre et donc en possession de documents qui lui permettaient de voyager librement et en toute légalité dans l’espace Schengen. C’est en effet pour aider ses parents âgés et d’autres membres de sa famille fuyant la Syrie en guerre qu’il les avait rejoints sur la « Route des Balkans », comme le relate Amnesty International :

« Tandis que ses parents, qui sont âgés, se lançaient dans le périlleux voyage qui les amèneraient jusqu’en Turquie avec son frère, sa belle-sœur, ses nièces et ses neveux, Ahmed prenait ses dispositions afin de mettre sa vie entre parenthèses et les aider à atteindre un lieu sûr en Europe. Sa connaissance de l’anglais et du grec, ainsi que son statut de résident de l’Union européenne aideraient, pensait-il, à faciliter leur périple. »

La Justice a-t-elle voulu faire un exemple ? Plus d’un an après la fermeture de sa frontière et deux mois après l’échec de son référendum pour s’opposer aux quotas de migrants de la Commission européenne, le gouvernement hongrois continue à faire du « péril migratoire » un enjeu électoral. La pression risque d’être maximale sur lui pour la libération d’Ahmad H.. Le verdict a en effet été énoncé en présence de l’ambassadeur de Chypre, d’un représentant de l’Ambassade des États-Unis et d’Amnesty International.

Source :

http://hu-lala.org/syrien-condamne-terrorisme-hongrie/

Ils donnent leur restaurant à un couple de Syriens

Il y a 6 mois, Naziha et Robert lançaient un appel : il recherchait un candidat pour la reprise de leur restaurant « L’Etape gourmande » (à Tournus), souhaitant prendre leur retraite. Particularité : après des recherches infructueuses pour le vendre au prix demandé, ils souhaitaient dorénavant faire don ce cet établissement ! Mais avec conditions : Naziha voulait quelqu’un de sérieux, qui perpétue l’image de l’établissement, sans travail et aussi sans logement afin d’occuper l’étage.

« J’ai arrêté de compter à 150 » s’exclame Robert Kunz à propos du nombre de candidats qui se sont déclarés depuis ! Et leur choix s’est porté sur un couple de Syriens, arrivé en France il y a quelques mois dans l’Est de la France. Sur leur sérieux, Naziha Kunz n’a aucun doute : « Quand il était en Syrie, lui était organisateur de mariage; elle fera le service, et lui de la cuisine syrienne et libanaise ».

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Photo: © Thomas Borjon
Publié le 25 novembre 2016
Source :
http://www.lejsl.com/edition-de-chalon/2016/11/25/ils-donnent-leur-restaurant-a-un-couple-de-syriens

Revivre à la galerie Artistikrezo, le samedi 10 décembre

La présence de Revivre le samedi 10 décembre 2016, de 14h30 à 18h30 à la galerie Artistikrezo à l’occasion de l’exposition de l’artiste Christian Guémy (alias C215)  sur les réfugiés.

Vous êtes cordialement invités

Artistikrezo

14, rue Alexandre Dumas

Paris 11ème. Métro : Rue des boulets

Au programme :

  • Des projections de documentaires et des photos;
  • De la poésie avec la poète et réalisatrice Hala MOHAMMED;
  • Lecture d’extraits d’une pièce d’Aurélie RUBY mettant en scène des réfugiés syriens.

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Revivre: Appel aux dons – 2016 + Bulletin de soutien

Le peuple syrien est martyrisé, il a besoin de notre humanité

Chers amis, chers adhérents et donateurs de Revivre.

Il n’est pas dans nos pratiques de vous envoyer de superbes brochures en quadrichromie  accompagnées de cadeaux gadgets pour susciter votre générosité . Nos frais de gestion ont représenté en 2015 , 4 % du budget de l’association , notre objectif a toujours été de consacrer la quasi totalité de vos dons et cotisations à nos actions.

En complément  de l’accueil et l’aide aux réfugiés  primo-arrivants syriens à notre Permanence (771 personnes reçues les 6 premiers mois de l’année), nous vous proposons de nous accompagner sur 2 actions.

  • Aide à l’hébergement des réfugiés syriens.

Nous avons deux dispositifs d’aide à l’hébergement :

Un dispositif de recherche d’hébergement d’urgence provisoire destiné aux demandeurs d’asile en attente de CADA (Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile) a permis à 78 personnes d’être hébergées depuis le début de l’année 2016 dans des familles et foyers , une salariée est affectée à cette mission .

Un dispositif d’aide à la location pour les réfugiés statutaires. Ce dispositif est en partenariat avec deux associations (GAS /SNL) agrées pour signer des baux de loyers glissants . Notre dispositif monte régulièrement en puissance il accompagne maintenant 27 personnes dans 13 logements sur une base moyenne d’un engagement pour Revivre de 150 € par personne/mois durant deux ans.

  • Aide humanitaire en Syrie.

Avec l’association Médina qui a depuis des années l’expertise d’aide en zones de guerre ,Revivre  a décidé de participer à un programme de kit de survie alimentaire d’un montant de 10 000 € (un KIT de 27 €  assure la nourriture de 10 personnes durant 1 mois). Nous  contribuons par ailleurs avec Médina  sur la base de  5 000 € aux salaires  de l’équipe soignante d’une maternité à Alep en reconstruction suite à un bombardement il y a un mois.

Pour participer à ces actions vous pouvez envoyer vos dons, qui donneront lieu à un reçu fiscal, avec le bordereau ci-après ou par règlement électronique sécurisé sur le site :

http://hopeclic.org/revivre-association-loi-1901/

Merci par avance pour votre solidarité, le peuple syrien est martyrisé, transmettons lui un peu d’Humanité.

La Présidente de Revivre

Florence Goslan

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……………………………………………………..

Comité de parrainage de Revivre : Edith BOUVIER (Journaliste), Jean-Pierre BRARD,(ancien député) Khémais CHAMMARI (Militant des Droits de l’Homme), Daniel COHN BENDIT (Ancien Député européen),Daniel Bensaid (philosophe) Eyad EL SARRAJ (Militant des Droits de l’Homme), Hélène FLAUTRE (Ancienne Députée européenne), Isabelle HAUSSER (Ecrivaine), Georges LABICA (Philosophe), Jack LANG (ancien Ministre, Pdt. de l’IMA), Garance LE CAISNE (Journaliste), Farouk MARDAM BEY (Editeur), Michel ROCARD (ancien Premier Ministre),Marie SEURAT,  Bernard STASI (ancien Ministre, Jean-François VOGUET (ancien sénateur.)

Adresse du siège : Maison du Citoyen et de la Vie Associative

16, rue du Révérend-Père Lucien Aubry – 94120  Fontenay sous Bois

Association régie par la loi 1901(déclaration JO 1094-18 septembre 2004)

Pique Nique au Bois de Vincennes, dimanche 25 septembre 2016 à 13h00

Le groupe des bénévoles de « Sortons avec Revivre » vous invite

فريق المتطوعين  » لنخرج مع روفيفر  » يدعوكم إلى سيران
à un Pique Nique le dimanche 25 septembre 2016 à 13h00

يوم الأحد 25 أيلول/ سبتمبر 2016 ، الساعة الواحدة ظهراً
Pique nique participatif : amenez boissons et plats
الوجبة تشاركية، أحضروا ما شئتم من طعام وشراب
Adresse : العنوان في غابة فانسين
Bois de Vincennes, promenade Maurice Boitel, à proximité du port de Vincennes ( lac Dausmenil), nous mettrons des panneaux fléchés depuis l’accès du bois de Vincennes du coté du Métro : Porte Dorée – ligne 8

ستوجد هناك إشارات سهمية بدءاً من مدخل الغابة واعتباراً من جهة مخرج المترو بورت دوري / الخط 8

En cas de pluie ne vous découragez pas nous avons prévu de quoi nous abriter

في حالة هطول المطر فقد استحضرنا ما يمكن أن يحمينا من البلل

pique-nique

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رابط الإيفنت

https://www.facebook.com/events/192854574459763/?notif_t=plan_user_invited&notif_id=1473376968732391

Sortons avec Revivre, dimanche 4 septembre 2016, Montmartre

Visite de Paris : Le quartier de Montmartre

Organisée par le Groupe des bénévoles « Sortons avec Revivre »

Dimanche 4 septembre 2016 à 14h.

Devant la station : Marcadet-Poissonniers

Metro Ligne 4 et 12

 Amenez de quoi faire un goûter partagé

زيارة سياحية لحي مونمارتر يوم الأحد 4 أيلول / سبتمبر 2016

الموعد الساعة الثانية بعد الظهر أمام محطة مترو : ماركاديه ـ بواسونييه

خط المترو 4 أو 12

تشكل الزيارة أيضاً فرصة للتدرب على الحديث باللغة الفرنسية

أحضر ما تريد من  مشروب أو طعام من أجل عصرونية تشاركية

affiche montmartre français - Arabe

A écouter: Accueil des migrants, pourquoi la France n’y arrive-t-elle pas ?

Émission « Du Grain à moudre d’été »  France Culture – 4 août 2016 (44 min)

Avec

AAAA Emission Réfugiés

Virginie Guiraudon, Directrice de recherche au CNRS

Sabreen Al Rassace, Responsable de la Permanence de l’Association Revivre

François Pupponi, Maire de Sarcelles

Et Hans Stark (interview pré-enregistrée), Secrétaire général du (Cerfa) de l’Ifri

Il aura fallu 6 ans depuis le début de la crise migratoire en Europe, pour que le gouvernement français commence à réformer sa politique. Ce n’est en effet qu’au début de cette semaine que les ministres de l’intérieur et du logement ont rendu publique la présentation d’une charte pour améliorer la prise en charge des migrants. Une charte qui concerne notamment leur hébergement dans « Des conditions dignes et adaptées à leurs situations et leur parcours », selon les mots de la charte.

Il y a un an déjà la loi relative à la réforme du droit d’asile prévoyait des délais plus courts quant à l’enregistrement des demandes d’asile auprès de l’office concerné.

Signe d’une volonté politique à faire face à l’afflux migratoire qui arrive en France. Signe tardif, signe fragilisé aussi par le contexte politique et sociale et sécuritaire en France. Où l’amalgame migrant=terroriste se fait entendre ces derniers temps dans une certaine parole politique et médiatique.

Dans ce même contexte, l’Allemagne dit vouloir maintenir le cap de sa politique migratoire. Ce pays qui prévoir d’accueillir 800 000 demandeurs d’asile cette année, quand la France mise sur 30 000.

Et pourtant la volonté politique, en matière d’accueil n’est pas la même partout en France. Certaines communes tentent de s’organiser, mais disent compter surtout sur la solidarité locale. Le symbole de la paralysie politique en matière de gestion des migrants c’est bien sûr Calais, mais certains élus et certaines associations s’accordent pour remettre en cause une politique migratoire, aux ambitions timides et dont les outils n’évoluent pas aussi vite que la situation, ni aussi vite que les annonces.

Alors en matière d’accueil des migrants, et des demandeurs d’asile, pourquoi la France n’y arrive-t-elle pas?

A écouter sur le lien de France Culture

http://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-moudre-dete/accueil-des-migrants-pourquoi-la-france-ny-arrive-t-elle-pas

 

Nancy : Réfugié syrien.. il y a 30 ans

Lui a fui le régime d’el-Assad… père, en 1986. Une date cruelle mais aussi le début d’une renaissance. Ce que ce paisible commerçant militant voudrait également offrir à ses (ex) compatriotes en détresse aujourd’hui.

18/07/2016

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« Aujourd’hui je me sens d’abord Français parce que la France m’a respecté. » Photo ER

J’ai toujours considéré comme mon vrai pays celui qui a su me respecter. Et ce n’est vraiment pas le cas de la Syrie. » Aussi Nadim Chaghouri se considère-t-il d’abord comme Français. Il en a d’ailleurs la nationalité depuis 1988. Deux ans plus tôt, il mettait pour la première fois les pieds en France. « C’était le 4 janvier 1986. Je m’en souviens comme si c’était hier. Aussi longtemps qu’on n’avait pas décollé de Damas, j’avais la peur au ventre. »

À trois reprises, le jeune Nadim avait déjà été convoqué par les services secrets du régime. Par trois fois, il en avait réchappé. « J’avais été dénoncé », raconte cet homme de 57 ans au sourire doux et au verbe posé précautionneusement. « Ironie du sort, ça ne concernait pas les faits que j’avais effectivement commis. » Car le régime d’Hafez el-Assad (père de l’actuel président) aurait effectivement eu tout lieu de le clouer dans ses geôles. Inscrit à la faculté de Damas, cet étudiant en sciences, originaire de Homs, militait clandestinement contre cette dictature, extrêmement répressive comme son propre cousin en avait fait la tragique expérience. « Il a osé se plaindre de la cherté de la vie devant un collègue. Une heure et demie après, il était arrêté. On ne l’a plus jamais revu. » C’était en 1979.

L’accusation était grosse

Nadim, lui, est sorti libre de ses convocations successives grâce à l’entregent d’un ami général. Surtout, les accusations portées à son encontre avaient un peu forcé le trait. « Mon délateur m’aurait notamment entendu insulter le président. En apprenant ça, j’ai souri. Vous imaginez, ai-je dit au colonel qui m’interrogeait, que quiconque dans ce pays ose insulter le président en public ? »

Effectivement, ça aurait été suicidaire. L’accusation était « trop grosse » et c’est ce qui a contribué à le sauver. Mais le jeune homme avait senti le vent du boulet. C’était décidé, il partait pour la France, en intimant à sa famille de ne surtout pas hésiter à le renier. Elle l’a fait. C’était une question de vie ou de mort.

Ainsi Nadim n’a-t-il plus jamais revu ni ses parents, ni aucun de ses quatre frères. « Et ça, c’est l’un de mes rares regrets : d’avoir ainsi été coupé de ma famille. »

Soif d’intégration

En France, Nadim a posé ses valises à Nancy où ses contacts lui promettaient une intégration pas trop difficile. Et de fait, il a mené son petit bonhomme de chemin. Il s’est empressé d’apprendre le français, sa demande d’asile lui a été accordée rapidement. Devenu papa, il a dû toutefois interrompre ses études (« ça, c’est mon autre regret »), mais après avoir occupé divers emplois, il a fini par ouvrir un commerce de photocopie-reprographie dans le quartier Saint-Nicolas. « Et j’ai fait ma vie », résume ce père de trois filles. « Pour être tout à fait honnête, je considère que ça s’est fait sans problème. »

Et c’est parce que ses (ex ?) compatriotes arrivant aujourd’hui ne peuvent pas en dire autant que le discret commerçant vient de créer l’association France-Syrie Entraide (lire ci-dessous). Sans doute aussi parce qu’il retrouve chez eux la même soif d’intégration, et la même urgence de vivre en paix qui l’accompagnaient, lui, le jeune Nadim Chaghouri, il y a exactement… 30 ans.

Lysiane GANOUSSE

Source : L’Est Républicain

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2016/07/18/nancy-refugie-syrien-il-y-a-30-ans

Réfugiés du Proche-Orient : 3 jours pour agir (Besançon)

Besançon du 6 au 9 juillet 2016

Université d’été des mouvements sociaux de la solidarité internationale

Réfugiés du Proche-Orient, syriens, palestiniens irakiens,

3 jours pour agir

Inscriptions en ligne sur: Voir programme/ module juste après l’affiche

http://www.universite-si.org/des-utopies-aux-alternatives-agissons-ensemble/s-inscrire/article/formulaire-d-inscription

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Module jeudi 7, vendredi 8, samedi 9 juillet de 9h30 à 12h30

Réfugiés du Proche-Orient (Syriens, Palestiniens, Irakiens, etc.) : quels constats et quelles solidarités ?

Syrie, Palestine, Irak, des pays qui font la une des médias, mais qu’elle est la situation concrète vécue par les populations devenues réfugiés, Syriens, Palestiniens, Irakiens, qui ont fui les horreurs des guerres au Proche-Orient, ou encore l’épuration ethnique en 1948 et 1967, et comment les mouvements de solidarité peuvent-ils agir ?

Le module fera une place entière à l’analyse et aux témoignages directs sur la situation des réfugiés au Proche-Orient dans la diversité de leurs situations (quelles sont les populations de réfugiés, leurs histoires et les causes de leur exil, leurs statuts spécifiques et droits, leurs situations, etc.), ainsi qu’aux perspectives de soutien à leur apporter. Enfin, nous proposons que ce module aborde également les problématiques de l’accueil des réfugiés du Proche-Orient demandeurs d’asile en France et en Europe.

Ce sont des organisations de terrain qui interviendront dans ce module, toutes au plus près des problématiques, ainsi que des réfugiés syriens et palestiniens qui viendront du Proche-Orient témoigner de leur situation.

Partenaires du module :

Association France Palestine Solidarité (AFPS nationale, référente du module),

Association France Palestine Solidarité (AFPS de Besançon et de sa région), Association France Palestine Solidarité (AFPS Nord Franche-Comté)

Afran Saurel (Réfugiés palestiniens du Liban),

Plateforme des ONG françaises pour la Palestine (Réfugiés palestiniens), Medina (Intervention médicale en Syrie et à Gaza)

Relief and Reconciliation (Réfugiés syriens au Liban et déplacés en Syrie) Souria Houria (Réfugiés syriens en France)

Yalla ! Pour les enfants (Réfugiés syriens au Liban) Cimade (Besançon, Réfugiés en France),

Déroulé (durée du module 3x3h) :

Journée 1

Présentation générale de la situation des réfugiés au Proche-Orient (histoire, géo-politique, causes, statuts, situation sociale et économique, problèmes –politiques-humanitaires-violences subies, etc. Suivie d’un débat.

  • Nicolas Dot-Pouillard, chercheur au sein du programme Wafaw (When Authoritarianism Fails in the Arab World, European Research Council) et associé à l’Institut Français du Proche- Orient (IFPO Beyrouth), spécialiste des réfugiés palestiniens et du Proche-Orient,
  • Hélène Bourgon, journaliste indépendante, spécialiste de la Syrie et du Liban

 

  • Plateforme des ONG Françaises pour la Palestine, présentation de l’animation pédagogique

« vivre la Palestine », mise en œuvre espace jeux (12h30-14h30)

  • Cimade, Besançon présentation de l’animation pédagogique « Parcours de migrants », mise en œuvre espace jeux (12h30-14h30)

Journée 2

La situation concrète et les problèmes subis par les réfugiés au Proche-Orient, ainsi que les difficultés des organisations qui les soutiennent.

Suivi d’un débat.

  • Imad Abu Sombul, représentant des réfugiés palestiniens de Cisjordanie, ancien directeur de projet sur la coopération entre le camp de réfugiés d’Aqabat Jabr et Besançon
  • Leila El Ali, représentante de l’association Najdeh, qui œuvre auprès des femmes dans les camps de réfugiés palestiniens du Liban
  • Khalil Abou Salma, réfugié palestinien de Syrie du camp de Yarmouk (Damas), ancien porte- parole des associations de secours à Yarmouk
  • Franck Carrey, Medina (actions médicales en Syrie et à Gaza)
  • Charlotte Bertal, Yalla (éducation enfants réfugiés syriens au Liban)
  • Friedrich Bokern, Relief and reconciliation (aide psycho-sociale, éducation enfants syriens au Liban)

Journée 3

Comment agir pour les réfugiés du Proche-Orient, là-bas et ici ? Comment se mobiliser ?

Présentation de l’action et des propositions des associations partenaires du module, suivie d’une large place au débat.

  • Lamis Zolhof, Souria Houria, programmes d’accueil des réfugiés syriens en France
  • Charlotte Bertal, Yalla (éducation enfants syriens au Liban)
  • Friedrich Bokern, Relief and reconciliation (aide psycho-sociale, éducation enfants syriens au Liban)
  • Franck Carrey, Medina (actions médicales en Syrie et à Gaza)
  • Association France Palestine Solidarité (Groupe national de travail sur les réfugiés)
  • Imad Abu Sombul, représentant des réfugiés palestiniens de Cisjordanie, ancien directeur de projet sur la coopération entre le camp de réfugiés d’Aqabat Jabr et Besançon
  • Leila El Ali, représentante de l’association Najdeh qui œuvre auprès des femmes dans les camps de réfugiés palestiniens du Liban

Atelier vendredi 8 juillet 14h30-17h30 :

Réfugiés palestiniens, Agir : l’exemple de la coopération et du jumelage entre le camp de réfugiés d’Aqabat Jabr (Cisjordanie occupée) et Besançon

Depuis près de 70 ans, la situation des réfugiés palestiniens se pose de manière fondamentale pour le peuple palestinien en termes de droits politiques et en termes humanitaires, il est donc essentiel de réfléchir les formes de solidarité en tenant compte des deux aspects du problème.

Parmi les réfugiés provenant de Syrie et d’Irak on retrouve des réfugiés palestiniens, contraints une fois encore de fuir. Il y a 68 ans, 85 % de la population palestinienne était chassée de ses terres. L’absence de résolution de la question des réfugiés palestiniens a placé cette population dans une situation d’extrême précarité socio-économique et régulièrement de danger dans les pays d’accueil, Syrie, Liban, Irak, Jordanie, et Territoires palestiniens sous occupation. L’histoire des réfugiés palestiniens est faite d’exils à répétition.

Nous interrogerons les formes de solidarités avec les réfugiés palestiniens en partant de l’exemple de Besançon, qui s’est engagée depuis 2007 dans des projets de coopération et un jumelage avec un camp de réfugiés. Ce sera l’occasion de réfléchir à des perspectives concrètes pour agir, en France et au Proche-Orient. Il s’agira de montrer comment une coopération décentralisée avec un camp de réfugiés peut aboutir, d’envisager les formes qu’elle  peut  prendre,  mais  également  d’interroger  les  pratiques  de  la solidarité  avec les

réfugiés afin d’éviter le risque d’une « ONGisation » de cette question au détriment de sa dimension politique.

Partenaires de l’atelier :

Association France Palestine Solidarité (AFPS Besançon, référent de l’atelier), Association France Palestine Solidarité (AFPS nationale), Association France Palestine Solidarité (AFPS Nord Franche-Comté), Plateforme des ONG Françaises pour la Palestine, Service des Relations internationales de la Mairie de Besançon

Déroulé (durée de l’atelier 3h) :

Coopération et/ou jumelage, quel intérêt pour les réfugiés palestiniens, pour le mouvement de solidarité avec les Palestiniens, et pour les Collectivités territoriales ? La stratégie du développement pour la paix, une solution viable ou une mise à l’écart du problème politique ? Les réfugiés palestiniens, question fondamentale ou grands oubliés ?

  • Groupe travail réfugiés palestiniens de l’AFPS nationale, introduction de la problématique
  • AFPS Besançon initiatrice de la coopération et du jumelage Aqabat Jabr/Besançon
  • Service des Relations Internationales de la mairie de Besançon, projection d’une vidéo sur les projets de coopération avec le camp d’Aqabat Jabr
  • Imad Abu Sombul, représentant des réfugiés palestiniens de Cisjordanie et ancien directeur de projet sur la coopération entre Aqabat Jabr et Besançon
  • Sbeih Sbeih, chercheur palestinien en sociologie, enseignant à l’université de Birzeit (Palestine occupée), membre associé au Laboratoire Printemps (UVSQ) et à l’Institut Français du Proche- Orient (IFPO) : La construction d’un monde du développement dans les Territoires Palestiniens Occupés
  • Débat

 

La carte interactive de Paris destinée aux réfugiés

La première carte interactive de Paris, en 5 langues, destinée aux réfugiés, contenant toutes les informations nécessaires des services disponibles

أول خريطة تفاعلية  موجهة للاجئين، تحدد  مواقع الخدمات التي تهمهم:  توزيع الأطعمة والحمّامات العمومية ونقاط الانترنت وعناوين المكتبات ودورات اللغة الفرنسية وخدمات المشورة القانونية في باريس، صمّمتها طالبة في جامعة السوربون من أجل مساعدة اللاجئين

Welcome Map recense plusieurs centaines de spots parisiens utiles au quotidien des réfugiés: distributions de nourriture, douches et WC, cours de français, hotspots wifi… Une carte interactive créée par Blandine Richard, étudiante à la Sorbonne

Le lien du site رابط الموقع

http://www.streetpress.com/sujet/1466676097-welcome-map-carte-aide-refugies-paris
الخريطة التفاعلية بخمس لغات ومنها العربية، ولاختيار اللغة يكفي أن تفتح الرابط
http://welcomemap.fr/
تجد في الأعلى إلى اليمين أيقونة بلون أخضر فيها شكل يشبه الكرة الأرضية، يتم الضغط عليها لمعرفة اللغات، ثم تضغط على اللغة العربية، أو أي لغة أخرى تريدها
Pour choisir la langue dans la carte, appuyez sur le lien
http://welcomemap.fr/
vous trouvez en haut à  droite une icône couleur verte contenant la forme d’une planète, appuyez sur l’icône les langues apparaissent et vous en choisissez celle qui vous convient

Carte interactive Paris Réfugié

Photo: capture d’écran