Pique-nique le 8 mai à Saint-Germain en Laye avec le Groupe 2 des bénévoles

Le groupe des bénévoles « Sortons avec Revivre »

vous invite à un Pique-nique // Ballade à Saint Germain-en-Laye
مجموعة متطوعي « ذاهبون مع روفيفر » يدعوكم للمشاركة معنا : نزهة في الهواء الطلق/ فسحة في السان جرمان- آن- ليي
Dimanche 8 mai 2016 الأحد 8 مايو/ أيار
Rendez-vous devant le portail du parc et du château à 12h00
Accès : RER ligne A, Station « Saint Germain-en-Laye »

 sortie n° 3 « Château – Musée d’archéologie nationale »
موعدنا معكم أمام بوابة الحديقة والقصر في تمام الساعة ١٢ ظهرا
وسيلة الوصول
RER ligne (A)
« Saint Germain-en-Laye » النزول في محطة
sortie n° 3 : Château – Musée d’archéologie nationale المخرج رقم 3

Soyez ponctuel
كونوا دقيقين في حضوركم على الموعد تماماً

Pique-nique participatif au milieu de la Ballade : amenez boisson et plats
الوجبة تشاركية : أحضروا معكم مشروباتكم ، وأكلاتكم المفضلة

& n’oubliez pas des chaussures adaptées à la Météo et à la marche
ولا تنسوا آن تحضروا معكم أحذية مريحة للمشي و مناسبة للطقس وللتنزه

L’événement sur FB الإيفنت على الفيسبوك

https://www.facebook.com/events/238553633201594/240791486311142/

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Français - Arabe

Tournoi de sports organisé par le groupe « Sortons avec Revivre »

Attention SVP: Suite aux événements survenus à Alep, il a été convenu de décaler le tournoi

au dimanche 1er mai 2016, de 12h. à 14h.

رجاء العلم بتأجيل الفعالية بسبب الأحداث المأساوية في مدينة حلب

إلى يوم الأحد 1 أيار/ مايو 2016 ، من الساعة الثانية عشرة ظهراً إلى الساعة الثانية

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Le groupe des bénévoles « Sortons avec Revivre » vous invite à un Tournoi de sports :

Foot, Basket, courses de relais
مجموعة متطوعي « لنخرج مع روفيفر » يدعوكم للمشاركة في مسابقات رياضية : كرة قدم، كرة سلة، سباق التتابع
(Le samedi 30 avril de 14h. à 18h.)

Dimanche 1er mai 2016, de 12 à 14 heure
(السبت ٣٠ نيسان من الساعة ٢ بعد الظهر وحتى الساعة ٦ مساءً)

يوم الأحد 1 أيار/ مايو 2016 ، من الساعة الثانية عشرة ظهراً إلى الساعة الثانية
Des vestiaires et douches sont disponibles sur place pour vous changer
المكان مزود بغرف لتبديل الملابس وللاستحمام
Goûter participatif : amenez boissons et votre goûter préféré
ترويقة العصرية مشتركة : أحضروا معكم مشروباتكم ، وأكلاتكم المفضلة
Adresse العنوان
Stade de la Muette, 60 Boulevard Lannes, 75016 Paris
Métro ligne 9 : « Rue de la Pompe », ou RER C : « Avenue Henri Martin »
ملعب دو لا ميويت الرياضي

رقم: ٦٠ بولفار لان ـ الدائرة ١٦ باريس
مترو خط ٩ : محطة « Rue de la Pompe »
أو RER C: محطة « Avenue Henri Martin

Le lien  sur Face Book

https://www.facebook.com/events/201698746882090/

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2ème soirée musicale & dansante Franco-Syrienne

Le groupe (2) des bénévoles de Revivre vous invite
الفريق (2) من متطوعي جمعية روفيفر يدعوكم إلى
à une Soirée Musicale & Dansante Franco-Syrienne
سهرة موسيقية وراقصة فرنسية ـ سورية
Le samedi 23 avril de 19h. à 22h.
السبت ٢٣ نيسان ابتدءا من الساعة ٧ مساءً وحتى الساعة ١٠ ليلاً

2ème soirée de revivre

Buffet participatif : amenez boissons et plats
عشاء مشترك : أحضروا ما تريدون من مشروبات وطعام
Adresse العنوان
Salle de l’Eglise St. Germain de Charonne
124, Rue de Bagnolet – Paris 20ème
M° Porte de Bagnolet (ligne 3)
في صالة كنيسة سانت جرمان دو شارون
شارع بانيوله رقم البناء (١٢٤)  في الدائرة ٢٠ باريس

 مترو خط ٣ – محطة : بورت دو بانيوله
Entrée libre الدخول مجاني

L’événement  sur Face Book

https://www.facebook.com/events/924723817646227/

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Le grand succès de la première soirée musicale & dansante du 20 mars dernier a incité le groupe (2) des bénévoles de Revivre à renouveler cette rencontre chaleureuse.

Soirée du 20 mars 2016

Photo de la soirée du 20 mars 2016

Campagne de dons en faveur des syriens de Palmyre récemment déplacés

Après avoir vécu sous le joug des barbares de Daech,  525 familles ont fuit dernièrement Palmyre pour échapper aux exactions des forces du régime. Elles se sont déplacées pour  trouver un refuge et sont actuellement dispersées dans 10 villes du nord de la Syrie. 227 familles vivent sous des tentes, au sud de la Syrie à la frontière jordanienne.

Sachant que la composition moyenne d’une famille syrienne est d’environ 5 personnes (grands-parents, adultes et enfants), on devine l’ampleur du désastre et l’urgente nécessité de leur porter secours.

Devant ce drame humanitaire, Revivre déploie tous ses efforts pour tenter de soulager leurs souffrances et lance une campagne de dons en faveur de ces populations  elle en appelle à votre générosité pour soutenir financièrement notre action.

Merci de votre solidarité

Note rajoutée à la publication: Nouvelles statistiques : Le nombre des familles déplacées de Palmyre depuis 1 mois =  2002 familles

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Mode de paiement :

  • Chèque à l’ordre de « l’Association REVIVRE », à préciser au dos du chèque « Don déplacés de Palmyre »
  • Virement bancaire: à préciser lors de votre virement: « Don déplacés de Palmyre »
  • Banque BRED

Code : 10107 – Agence : 00234 – Compte n° : 00 624 005 432 – Clé : 30

Coupon ci après à compléter et à retourner à: 

Association Revivre

Maison du Citoyen et de la Vie Associative

16 rue du Révérend-Père Lucien Aubry 94120 Fontenay-sous-Bois

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Rappel : Vos dons vous donnent droit à une réduction annuelle d’impôt sur le revenu à hauteur de 66% de leurs montants, dans la double limite de 20% du revenu imposable et de 15 000 € de dons par foyer fiscal.

Camp-Don avril déplacés Palmyre

Sortir avec Revivre – Panthéon – 28 mars 2016

Le groupe (2) des bénévoles de Revivre organise

une visite du Panthéon le lundi 28 mars 2016

Rendez vous devant l’entrée du Panthéon à 14h.

الفريق 2 من متطوعي جمعية روفيفر ينظم
زيارة سياحية – تاريخية للبانثيون يوم الاثنين  ٢٨ آذار ٢٠١٦
الموعد أمام مدخل البانثيون في تمام الساعة الثانية بعد الظهر

Panthéon Fr - Ar

La tenue de l’Assemblée Générale Ordinaire de Revivre

L’Assemblée Générale Ordinaire de notre association Revivre a eu lieu le vendredi 11 mars 2016, à la Maison du Citoyen et de La Vie Associative – Fontenay-sous-Bois

L’ordre du jour:

  • Présentation et approbation du rapport d’activité 2015
  • Présentation et approbation du rapport financier 2015
  • Présentation du budget prévisionnel 2016, débat puis vote sur les orientations
  • Election du Conseil d’Administration
  • Séance de porter un regard sur la situation en Syrie: Salam Kawakibi chercheur en sciences politiques et en relations internationales, directeur-adjoint de l’Initiative de Réforme Arabe.
  • Buffet dînatoire, cuisine syrienne

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Photos: Hassan Lababidi

 

 

Soirée Revivre 18 fév. dans le cadre du festival Péril(s) – Confluences

Rencontre artistique autour d’un repas syrien

Jeudi 18 février 2016. à 20h

Confluences : 190 Boulevard de Charonne 75020 Paris

Métro ligne 2 – station Philippe Auguste ou Alexandre Dumas

[P.A.F : 15 € repas inclus]

Lecture + chant + projection + rencontre + repas

« Syrie, un pays en exil »
Programme
20h : LECTURE DE POÈMES  écrits et interprétés par Omar Youssef Souleimane, jeune écrivain et poète syrien, exilé en France, accompagné par Léopoldine HH à l’accordéon et à la voix.

(Nous n’avons plus le temps, Je ne peux pas venir, La mort loin de la mort, Miroir d’une guerre cachée, Festival dans l’obscurité de mon cœur)

VIDÉO-POÈME : Je ne suis personne, réalisation d’Elvina Attali – 2013, 8 min

Court métrage d’exil qui mélange poésie, dessins et peinture. Je ne suis personne revient sur une enfance syrienne, sur les rues d’un village, sur un vieux film de vacances tranché d’images rouges, haché de séquences de guerre, taché de bruits et de poussière. Même s’il marche debout, un exilé rêve à l’envers.
21h : REPAS

Cette rencontre artistique sera suivie d’un repas d’assortiments traditionnels syriens, (réalisé par Ghayss et Douaa réfugiés accueillis à Confluences depuis novembre 2015). A cette occasion, artistes, publics et membres de l’association Revivre pourront échanger librement.

périls confluences

L’association Revivre aide depuis 2004 les anciens prisonniers politiques syriens. À partir de 2011, l’association élargit son champ d’activité au soutien aux victimes des violations des droits de l’Homme en Syrie (réfugiés, détenus et familles sinistrées).

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Confluences : http://confluences.jimdo.com/

FB : https://www.facebook.com/CONFLUENCES-115852535182187/?fref=ts

Événements : https://www.facebook.com/events/1668903410064010/

A la porte de Saint-Ouen, des familles syriennes désespèrent de voir le bout de l’errance

Rencontre avec les occupants de ce campement à l’écart des réseaux de solidarité

Ces quelques familles syriennes ont fui les bombardements, parcouru des milliers de kilomètres, traversé des frontières de dizaines d’États et risqué leur vie en mer. Le temps du repos n’est pourtant pas encore venu : en contrebas du périphérique parisien, elles survivent, dans une extrême précarité, à la porte de Saint-Ouen où elles ont installé leurs abris de fortune. Tentes, matelas et couvertures ont été posés à même le sol poussiéreux d’une allée régulièrement empruntée par des bus rentrant au dépôt, manquant à tout moment de blesser les enfants. Un trotteur gît dans un coin, des figurines d’animaux dans un autre. Deux petits courent dans tous les sens.

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Des familles syriennes dorment à la rue en bordure du périphérique, porte de Saint-Ouen à Paris. (CF)

Ce jeudi après-midi, une dizaine d’hommes, entre vingt et trente ans, discutent, appuyés sur le muret longeant la bretelle menant à la voie rapide. Une femme donne des biscuits à sa fille, tandis qu’une autre, enceinte, se repose sur une chaise pliante. Repéré il y a deux, trois semaines, le campement est occupé par intermittence par quinze à soixante personnes, qui vont et viennent, en fonction des ressources dont elles disposent pour se payer une chambre d’hôtel. Ou poursuivre plus loin leur chemin. Des Syriens dormant à la rue, les associations de défense des droits des étrangers n’en avaient plus vus depuis un an, dans la région parisienne en tout cas.

À l’écart, Mustafa, 26 ans, retire son casque audio. Il propose de faire écouter George Wassouf, le célèbre chanteur syrien. Le son de son portable est monté à fond. Mais la musique, couverte par l’incessant brouhaha des voitures, est à peine audible. Avenant, il accepte de raconter son histoire.« C’est une vraie guerre là-bas, la moitié de ma famille a été décimée », affirme-t-il, étonné qu’on lui demande pourquoi il est parti de chez lui. « Un jour, je m’étais absenté. Quand je suis revenu mon père et mon frère étaient morts. »

Il est originaire de Lattaquié, l’un des grands ports, situé sur la façade méditerranéenne. « Il n’y a plus de Syrie. La Syrie que j’ai connue n’existe plus. Que faire ? » poursuit-il. L’idée de quitter sa terre natale ne lui avait jamais traversé l’esprit avant l’éclatement de la guerre, en 2011. Il parle de sa vie d’alors comme d’un lointain souvenir heureux. « J’étais peintre en bâtiment. J’avais du travail, ma famille, mes amis, une maison, je vivais bien là-bas. Je n’avais aucune envie de partir. »La mort de ses proches l’a résolu à s’enfuir. Une vague destination en tête : la Belgique dont il a entendu parler par le bouche-à-oreille dans son quartier. Après avoir rassemblé quelques affaires, et le plus d’argent possible, il se dirige vers Beyrouth au Liban, où il travaille plusieurs mois, sans penser à s’y installer. « Il y avait trop de Syriens là-bas, la concurrence était trop rude sur les chantiers. »

À l’aide de faux papiers libanais, il s’envole pour Tunis et traverse l’Algérie en voiture-taxi. Arrivé aux abords de Melilla, enclave espagnole au Maroc, il n’a pas à franchir les hauts barbelés : un document de circulation acheté à un commerçant marocain lui suffit pour entrer dans l’Union européenne. De ces mois de périples éprouvants, il sort indemne. Presque pimpant, la barbe coupée de près, fausses Ray-Ban à portée de main. « Je suis célibataire, c’est plus facile », explique-t-il. À Barcelone, il prend le train, direction Paris. C’était il y a un an. Depuis, l’errance n’a pas cessé. Un détour en Belgique ne le convainc pas. De retour en France, il s’arrête à Lille, entame une procédure de demande d’asile, mais, inquiet d’avoir été reçu à la préfecture par des policiers et découragé par les délais, il renonce à se rendre au rendez-vous auquel il est convoqué, quelques semaines plus tard. Il n’est pas facile de comprendre ses réticences à poursuivre ses démarches car, en tant que Syrien, il a presque 100 % de chance d’obtenir le statut de réfugié dans l’Hexagone. Il dit ne pas être au courant.

 

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Mustafa s’inquiète pour sa mère restée en Syrie. (CF)

« Il y a autre chose, confie-t-il, en pliant et dépliant le papier jauni sur lequel est inscrite la date du rendez-vous raté. J’ai déserté. Si je suis enregistré et qu’ils me retrouvent, je suis mort. » « Tout cela ne sert à rien », estime-t-il, craignant les représailles contre sa famille restée au pays. « En plus, en Espagne, ils ont pris mes empreintes. Est-ce que je risque d’être renvoyé là-bas ? » Il n’a pas tort de s’alarmer : les États européens, à la faveur des accords de Dublin, renvoient les étrangers sans autorisation de séjour vers le premier pays de l’UE qu’ils ont traversé (pour peu qu’il existe des traces de leur passage). Selon la loi, il est susceptible d’être “réadmis” en Espagne, supposée examiner sa demande d’asile. Son sourire ne trompe pas : Mustafa a l’air perdu. « Je pense sans cesse à ma mère. Je m’inquiète pour elle tout le temps, et ne j’ai pas les moyens de la sauver », se désespère-t-il. Avec elle, il communique via WhatsApp. Il montre sa page Facebook et la liste de ses “amis”. Bientôt, la nostalgie le rattrape. « J’en ai marre, je n’ai plus d’espoir de rien. Je n’ai nulle part où aller », lance-t-il.

Michel Morzière tente de le rassurer. Ce responsable associatif, cofondateur de l’association Revivre, l’une des seules à venir en aide aux réfugiés syriens en Île-de-France, propose de démêler ses problèmes les uns après les autres. Il a l’habitude de ces situations complexes faites d’allers-retours et d’hésitations. « Ces parcours ne se laissent pas saisir facilement. Il faut du temps pour les appréhender », indique-t-il, reprochant aux pouvoirs publics de le laisser gérer seul ce premier accueil. La France n’est pourtant pas submergée par les demandes d’asile de Syriens, qui rejoignent en priorité l’Allemagne et la Suède où ils ont de la famille et où les places d’hébergement sont immédiatement accessibles. Depuis le début du conflit, la France n’a accueilli qu’environ 6 000 de ces ressortissants, sur 4 millions de réfugiés dans le monde, principalement dans les pays voisins.« Beaucoup des Syriens passés par Saint-Ouen ont des origines nomades, poursuit-il. Ce sont des artisans, des commerçants, qui ne cherchent pas forcément à se fixer. Ils ont des contacts dans plusieurs pays d’Europe et du Maghreb. Ils évitent de parler de politique et se méfient des procédures administratives. » Parmi ceux qu’il a rencontrés, certains refusent de laisser leur passeport à l’État français en échange du statut de réfugiés, car ils redoutent de ne jamais le récupérer et de ne plus revoir leur famille.

« Les pouvoirs publics espèrent que le campement va se disloquer de lui-même »

À 20 ans, Ramadan, venu accompagné de sa femme, de sa mère et de ses trois sœurs, via la Turquie, la Grèce et l’Italie, ne voit pas non plus le bout du tunnel. Pour une autre raison : il a perdu son passeport. Lors de la traversée de la Méditerranée, ses affaires sont passées par-dessus bord. « À Paris, je suis allé à l’ambassade, indique-t-il, mais la porte était fermée. Je veux demander l’asile, mais je ne peux pas ! » Peut-il faire sans ? Ne pas avoir de passeport complique fortement les démarches, surtout en l’absence de contacts entre la France et l’état civil syrien. Il est anxieux, il ne sait plus quoi faire. Mais, à la différence de Mustafa, il a trouvé un logement. Une chambre, plus exactement, louée 400 euros partagés entre huit personnes. Le campement, il y passe fréquemment pour trouver du réconfort auprès de ses compatriotes, qui, comme lui, ont entendu parler de Saint-Ouen comme d’un point de rendez-vous sur la route de l’exil.

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Plusieurs familles vivent dans une extrême précarité avec des enfants en bas âge. (CF)

Ali, 27 ans, est tout aussi bloqué. Les traits tirés, il tient son récépissé de demandeur d’asile entre les mains. Tout est en ordre : il s’est rendu aux convocations, comme prévu. Mais l’hébergement auquel il est censé avoir droit ne lui a pas été attribué. « Ils m’ont dit qu’ils me rappelleraient. Cela fait trois mois que ça dure. Et toujours pas de nouvelles », s’impatiente-il. En attendant, il dort avec sa femme et ses enfants dans une voiture garée à proximité. « C’est inadmissible, le système d’asile dysfonctionne tellement que les gens abandonnent. À croire que l’État le fait exprès », tonne Michel Morzière, qui propose à son interlocuteur de l’accompagner à la Coordination de l’accueil des familles demandeurs d’asile (Cafda) dans le XXe arrondissement de Paris, dans l’espoir d’accélérer la procédure. Ali acquiesce, remercie, mais n’a pas l’air d’y croire, comme s’il s’était promis de ne plus rien attendre de personne.

Isolés dans ce recoin de Paris, les Syriens de la porte de Saint-Ouen risquent de traverser l’été sans soutien. À deux reprises, des conducteurs baissent leur vitre et les insultent. Personne sur le campement ne s’en offusque. Des voisins, disent-ils, leur apportent de l’eau, du pain et des vêtements. Mais aucun réseau de solidarité ne s’est constitué comme dans le XVIIIearrondissement, autour de La Chapelle, Pajol et Éole, où se retrouvent les Érythréens et Soudanais en transit. Des policiers passent dans l’allée. Sans s’arrêter. Ils ont reçu des consignes, ils ne font que compter. « Les pouvoirs publics en font le moins possible. Ils espèrent que le campement va se disloquer de lui-même, observe Michel Morzière. Ils espèrent que les gens vont s’éparpiller, disparaître dans la nature. » À la mairie de Paris, on assure être averti de la présence de familles à la rue. Des propositions de « prises en charge » ont été faites, indique-t-on, ce que les intéressés démentent. « Ces personnes sont mobiles, elles vont et viennent. Nous connaissons mal leurs intentions », ajoute-t-on.

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Michel Morzière, de l’association Revivre, se retrouve seul à gérer le premier accueil de ces Syriens en France. (CF)

Les autorités ont pourtant l’expérience de la situation. En avril 2014, environ 200 Syriens au profil similaire avaient déjà trouvé refuge à quelques centaines de mètres de là. Face à l’urgence humanitaire, l’État et l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) avaient proposé une réponse sur-mesure en organisant une sorte de “guichet unique” : au lieu d’attendre des semaines les rendez-vous successifs, tout était organisé sur une journée. En même temps que leur récépissé, la moitié des personnes présentes sur le campement avait obtenu une place dans un centre d’hébergement. Certaines à Roanne dans la Loire, d’autres à Chambéry en Savoie, d’autres ailleurs encore. Les tentes avaient disparu. En juillet 2014, un nouveau campement s’était formé. Que des Syriens, 150 personnes. « Ni l’État ni la ville n’étaient intervenus de peur de l’appel d’air », regrette Michel Morzière. Au bout de quelques semaines, en l’absence d’aide, les familles étaient parties d’elles-mêmes, sans demander leur reste. Ni leurs droits.

27 JUILLET 2015

Source : http://www.mediapart.fr/article/offert/42d8971a9a9cc152343d814e5d643db0

« Revivre » vous remercie d’avance de votre précieux soutien

 

 » Solidarité avec les réfugiés syriens qui arrivent en France  »

Chers amis

Les appels à votre soutien sont exceptionnels, si nous le faisons aujourd’hui c’est après avoir pris la pleine mesure des engagements que nous allons devoir assumer dans les semaines et mois qui viennent compte tenu de la situation  en Syrie.

En effet, si les médias concentrent leurs interventions sur les squats de Calais ou du métro Chapelle, nous recevons à notre permanence de la Mairie du 20° arrondissement de Paris un nombre toujours plus  élevé de réfugiés syriens.

La plupart après un long et dangereux périple se trouvent dans des conditions de grand dénuement et de détresse.

Parallèlement  à notre mission d’accompagnement dans leurs démarches administratives nous  sommes amenés à leur assurer un minimum d’aide matérielle, carte téléphonique, billets de métro, frais de traduction de documents d’identité, petit pécule dans l’attente de l’allocation temporaire d’attente ATA qui intervient après 2 ou 3 mois.

Cette aide se monte en moyenne à 50€ par mois pour chaque réfugié.

Revivre, a par ailleurs mis en place avec le G.A.S  (Groupe Accueil et Solidarité) pour les réfugiés syriens statutaires, un processus de location de logements ; Revivre avec des associations partenaires complète la part payée par le réfugié et le montant de son APL par un versement en moyenne 150€/mois et par réfugié.

A ce jour, 4 locations sont déjà opérationnelles pour  3 couples et 4 hommes isolés

Nous vous remercions par avance de votre soutien.

Dons en ligne:

http://hopeclic.org/revivre-association-loi-1901/

 

Ou

Par chèque  à l’ordre de «  l’Association REVIVRE »

Par virement :

Banque BRED- code : 10107- agence : 00234 – compte n° :00624005432-clé :

Montant du don :…………………

Nom :………………………….        Prénom :…………………..

Tel :…………………………….       Email :………………………………………….

Adresse :…………………………   Ville :………………Code postal :.………     Pays :………

A adresser : Association Revivre – Maison du Citoyen et de la Vie Associative

16, rue du Révèrent Père Lucien Aubry

94120 Fontenay – sous – Bois

Autorisée à recevoir des dons DGI/ Réf 1345/2005 : Un reçu fiscal vous sera envoyé

Solidarité avec les réfugiés syriens qui arrivent en France

Album: Le pique-nique de Revivre, du 14 juin 2015

Le pique-nique de Revivre, du 14 juin 2015 au Bois de Vincennes, a rassemblé une trentaine de personnes de tous âges.  Dans une ambiance détendue et bon enfant,  le  partage souhaité s’est installé  spontanément et la mayonnaise a pris entre les français et les syriens,  dont des réfugiés,  sans que les efforts soient nécessaires.